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Des fromagers francophones en colère reçoivent un appui

KAPUSKASING – Le député néo-démocrate Gilles Bisson appuie le combat mené par des fromagers francophones du Nord de l’Ontario contre le gouvernement ontarien qui, selon eux, multiplierait les embûches à leur endroit. Ils dénoncent également l’unilinguisme anglais des représentants de la santé publique.

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

Les fromagers artisanaux ne devraient pas avoir à répondre aux mêmes critères que les fromagers industriels, selon Denis Nadeau, propriétaire de la fromagerie Kapuskoise, basée à Kapuskasing. Lors du transport ou de l’envoi de commandes, le gouvernement lui impose notamment de conserver le fromage à une température inférieure à quatre degrés. Une abérration, selon M. Nadeau.

Le fromage que son fils, François, fabrique grâce à une vieille recette française se conserve même mieux à une température plus élevée. D’autres bâtons lui sont mis dans les roues par les acteurs de la santé publique, dénonce-t-il, ce qui nuit aux opérations normales de son entreprise.

Depuis des mois, il affirme que les autorités de la santé lui font la vie dure, lui imposant des règles strictes et allant même attaquer la réputation de ses produits auprès de clients de la fromagerie. « Publiquement, c’est du libelle, c’est de la diffamation », lance-t-il, en colère. Les fromagers Nadeau considèrent également que les exigences du gouvernement à l’endroit des fromageries artisanales sont beaucoup trop nombreuses et sévères.

 

Du fromage à Queen’s Park

Les récriminations des fromagers à l’endroit du gouvernement ont trouvé écho auprès du député local, le néo-démocrate Gilles Bisson. Il compte rencontrer à nouveau des représentants du gouvernement à ce sujet, en plus d’amener cette semaine le fromage au coeur du litige directement à l’intérieur de la chambre.

« Je vais aller en donner un peu au ministre (de l’agriculture), je sais qu’il aime bien le fromage. On va en amener un peu dans la chambre (…) Une partie de la stratégie c’est d’amener un peu du fromage et si le gouvernement commence à en manger assez, peut-être que les règles vont changer », lance Gilles Bisson.

 

Les représentants de la santé publique n’en démordent pas et assurent que ses exigences sont à l’image de celles du gouvernement ontarien. « C’est notre responsabilité que de s’assurer du transport et de la livraison sécuritaire des biens pour prévenir l’éclatement de maladies infectieuses en provenance d’agents de contamination qui voient le jour dans la nourriture », a fait savoir le bureau de santé Porcupine, dans une réponse fournie à #ONfr.

L’organisme dit être en communication avec la fromagerie Kapuskoise, mais aussi avec le gouvernement et d’autres instances de santé publique pour déterminer comment agir avec la fromagerie de Kapuskasing.

Voyez plus haut en vidéo les explications de Denis Nadeau et du député Gilles Bisson.

 

 

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