« La meilleure entente de principe possible », pour l’AEFO

Le président de l'AEFO, Rémi Sabourin. Archives

TORONTO – Les années se suivent et ne se ressemblent pas pour les négociations entre l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) et le gouvernement ontarien. Bien que provisoire, le protocole d’accord officialisé récemment par le ministère de l’Éducation a toutes les chances d’obtenir un feu vert des membres du syndicat.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

« ll s’agit de la meilleure entente de principe possible », soutient à #ONfr, Rémi Sabourin, président du syndicat aux 10 000 enseignants franco-ontariens. « Le dernier round de négociation avait été beaucoup plus laborieux. La nouvelle loi avait alors changé les règles avec deux paliers de négociations, provinciaux et locaux. Ça avait donc été plus ardu. »

Une référence aux négociations difficiles pour obtenir une dernière convention collective. En septembre 2015 et après 13 mois de non-renouvellement des contrats de travail, l’AEFO et le gouvernement avaient de nouveau trouvé un accord. Une entente provinciale toujours en vigueur et qui se terminera le 31 août.

Prochaine étape pour l’AEFO : la présentation de cette entente collective au comité exécutif, puis à tous les membres du syndicat. En cas d’un feu vert général, la ratification se fera alors à la mi-février, estime M. Sabourin. La nouvelle convention collective ferait acte jusqu’en 2019.

Impossible encore de connaître le contenu de l’accord discuté lequel reste encore « confidentiel » pour le président.

« La récente ronde de négociations entre l’AEFO et le Conseil des associations d’employeurs (composé de l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario et de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques) a été constructive et fructueuse et a abouti à un protocole d’accord provisoire qui, s’il est ratifié, mènera à une nouvelle entente de deux ans allant de septembre 2017 à août 2019 », avait fait part la ministre de l’Éducation, Mitzie Hunter, dans un communiqué publié, mardi 10 janvier.

Il semble malgré tout que le gouvernement ontarien veuille éviter un bras de fer avec les enseignements tandis que les élections provinciales auront lieu en juin 2018. Les conventions collectives paraphées avec les différents syndicats d’enseignants de l’Ontario pourraient être en fait des prolongations de contrats.

Le ministère de l’Éducation avait engagé dès l’automne des pourparlers avec les principaux groupes anglophones à l’instar de l’association qui représente les enseignants des écoles catholiques anglophones (Ontario Catholic Teachers’ Association) et la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEESO).

En fin de semaine dernière, le gouvernement avait déjà affirmé avoir conclu une entente de principe avec le syndicat qui représente 55 000 employés de soutien des écoles.