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« 30 ans de travail acharné pour faire rayonner les auteurs » – Yves Turbide

Temps de lecture : 2 minutes

[ENTREVUE EXPRESS]

QUI :

Yves Turbide est directeur général de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF) depuis 2011. 

LE CONTEXTE :

Fondée en 1988, l’association a vu sa première assemblée générale se tenir en 1989. C’est donc cette année le 30e anniversaire de l’organisme dédié à regrouper les auteurs franco-ontariens.

L’ENJEU :

Dans un contexte de coupes budgétaires au sein du gouvernement et de transition vers le numérique, l’AAOF fait face à des défis importants. 

« Qu’est-ce que représente ce 30e anniversaire ?

Ça représente plus de 30 ans de travail acharné pour faire rayonner les auteurs. C’est un besoin toujours réel et constant de se réunir sous l’égide d’une association pour faire avancer les dossiers inhérents.

Et quels sont justement ces dossiers inhérents ?

Il y a toujours la visibilité ou l’étude des auteurs en milieu scolaire. On sent que le milieu scolaire est de plus en plus sensible à la chose, mais on tient la garde quand même. L’autre défi, c’est la capacité de l’organisme à faire rayonner les auteurs à l’extérieur de l’Ontario.

Le dossier de la politique du livre est aussi important. Il faut que l’on puisse protéger les librairies indépendantes, de faire en sorte qu’il n’y ait pas de remise aux conseils scolaires, que les librairies puissent s’entendre sur le pourcentage de remise aux écoles.

Comment se déroulent les festivités ?

On a eu une soirée gala vendredi dernier qui était le clou de cette année de célébrations. On a réuni une soixantaine de personnes à La Nouvelle-Scène, on a procédé à un jeu questionnaire, les gens ont festoyé.

Auriez-vous pensé que 30 ans après, l’AAOF serait toujours là ?

(Réfléchit). Les dossiers ont évolué. Le nombre de membres a même doublé depuis les débuts. Nous sommes aujourd’hui environ 180. Le financement de l’organisme a augmenté de 80 % ces dernières années, tout cela nous permet d’amener plus d’auteurs dans les salons du livre, d’avoir une meilleure stratégie numérique pour eux. Nous souhaitons qu’un auteur puisse faire une rencontre littéraire, des lectures à partir de son salon pour viser un public, plutôt qu’un événement en bonne et due forme dans une salle.

Avec le gouvernement progressiste-conservateur, vous attendez-vous à des coupes ?

On s’attend à des coupures, mais notre inquiétude est limitée au provincial. Notre financement provient des trois paliers gouvernementaux, dont une partie du Conseil des arts de l’Ontario. À moins que notre demande ait été mal évaluée par les jurys, on ne s’attendrait tout de même pas à voir notre montant revenir au niveau d’il y a dix ans en arrière. »

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