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Bientôt un nouveau Carrefour communautaire francophone à Vanier ?

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – L’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO Ottawa) mène une étude pour créer un Carrefour communautaire francophone à Vanier. Un projet qui n’en est toutefois qu’à ses balbutiements.

Des consultations sont en cours auprès des organismes sans but lucratif, des entreprises émergentes, des artistes ou encore, des travailleurs autonomes afin de mesurer l’intérêt pour un tel projet.

« Dans plusieurs de nos discussions informelles, c’est une idée qui a été évoquée. L’idée n’est pas de faire ce qui se fait déjà, ni d’avoir un centre de services à l’individu, puisqu’il existe déjà le Centre des services communautaires Vanier, mais plutôt d’offrir aux organismes, aux entreprises émergentes ou aux artistes, un endroit où nous pourrions mieux travailler ensemble et maximiser nos ressources », explique la directrice générale de l’ACFO Ottawa, Ajà Bessler.

L’organisme porte-parole des francophones d’Ottawa a reçu une subvention provinciale de la Fondation Trillium de 15 000 $ pour mener une étude de faisabilité qui a été confiée au Centre de leadership et d’évaluation (CLÉ).

Réponse fin mars

Le CLÉ devrait remettre son étude de faisabilité à l’ACFO Ottawa d’ici la fin du mois de mars.

« Le sondage est la première étape formelle de nos discussions. Il va aussi y avoir des recherches, un rapprochement avec d’éventuels partenaires… On cherche à déterminer quels sont les besoins et si l’intérêt pour un tel projet est bien réel. »

Le choix de Vanier s’impose comme une évidence pour l’ACFO Ottawa qui y est déjà installée. Le quartier de l’Est d’Ottawa, historiquement francophone – bien que la francophonie ne cesse d’y diminuer – fait l’objet d’une volonté de revitalisation de la part de la municipalité. Mme Besler rappelle également la présence, dans les autres parties d’Ottawa, du Mouvement d’implication francophone à Orléans (MIFO) à Orléans et, bientôt, de la Maison de la francophonie dans l’Ouest de la ville.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury avoue ne pas avoir connaissance de ce projet, mais se montre intéressé.

« Je suis toujours favorable à ce qu’il y ait des points de repère francophones à travers la ville. Maintenant, il faudrait voir quelle forme cela pourrait prendre. Il me manque beaucoup de détails. Mais si cela peut permettre d’amener des emplois, ce qui dynamiserait notre rue principale, et de réaliser des gains en programmation ou des échanges entre les organismes pour baisser leurs coûts d’administration… Il faut bien consulter tous les partenaires et que nous ayons des discussions. »

L’ACFO Ottawa en croissance

Mme Besler insiste sur l’aspect très préliminaire du projet, mais elle a déjà quelques idées sur ce que pourrait être le Carrefour communautaire.

« L’idée ne serait pas de construire un nouvel édifice, ce qui prend beaucoup de temps et d’argent, mais plutôt de louer des espaces existants pour se regrouper. Beaucoup d’organismes ont moins de cinq employés, d’autres ont des effectifs qui fluctuent beaucoup, il n’est donc pas toujours facile pour eux d’avoir un espace avec une salle de réunion et assez de la place. Dans nos discussions au sein du Comité culture en action, on remarque aussi que Vanier ne dispose pas beaucoup d’espaces pour de la diffusion artistique. Ça pourrait être une possibilité à étudier, d’autant que nous-mêmes en organisons de plus en plus. »

La directrice générale de l’ACFO Ottawa, Ajà Besler. Archives ONFR+

Et c’est aussi ce dernier aspect qui a nourri la réflexion de l’ACFO qui pourrait s’installer dans ce nouveau Carrefour communautaire.

Ces dernières années, l’organisme porte-parole des Franco-Ottaviens a connu une forte croissance. Seule employée à temps plein au départ, Ajà Besler, nommée directrice générale en 2017, compte désormais trois employés avec elle à temps plein, sans oublier les stagiaires et les étudiants coop.

Le budget de l’organisme a également connu une croissance, passant de 153 000 $ en 2016-2017 à plus de 290 000 $ cette année. Et le nombre de projets ne cesse d’augmenter, dit Mme Besler.

« Avec le projet Ottawa bilingue, notre budget est même de plus de 900 000 $ cette année », précise-t-elle.

En juin dernier, le gouvernement fédéral a annoncé une subvention de 1,25 million de dollars, sur deux ans, à l’ACFO Ottawa pour appuyer, sous forme de microsubventions, des entreprises et des organismes communautaires qui mèneront des projets visant à soutenir la vitalité et le développement économique de la communauté francophone, ainsi que le rapprochement des communautés de langue officielle.

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