Daniel Giroux reçoit le Prix de la ministre des Affaires francophones
RICHMOND HILL – Le président du Collège Boréal, Daniel Giroux, a reçu ce mercredi le Prix de la ministre des Affaires francophones des mains de Stéphane Sarrazin, l’adjoint parlementaire de Natalia Kusendova-Bashta, au premier jour du congrès de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).
« Recevoir ce prix est un grand privilège », a réagi un M. Giroux ému, sur scène.
« Je m’estime chanceux d’être le seul, parmi les 24 collèges de l’Ontario, qui peut dire qu’il a travaillé avec toutes ses anciennes présidences, que ce soit Jean Watters, Gisèle Chrétien, Denis Hubert-Dutrisac, ou encore Pierre Riopel », a-t-il salué, considérant cette expérience comme une grande richesse dont il s’est nourri.
« Notre culture francophone est notre raison d’être. Une culture distincte dans la langue française qui donne un sens à notre existence, qui préserve le patrimoine inestimable légué par nos ancêtres et assure le lien entre les générations d’hier et d’aujourd’hui. Investi par la charge de cette reconnaissance, je suis cependant conscient que les efforts entrepris par nos pères n’auront de sens que si nous sommes tous ensemble à soutenir cette identité », a affirmé celui-ci.

Impliqué auprès du Collège Boréal depuis une vingtaine d’années, M. Giroux en a pris les rênes en 2016 comme président, un poste qu’il occupera au moins jusqu’en 2031.
Sous son leadership, le budget de l’établissement postsecondaire (présent dans 26 collectivités) a grimpé pour dépasser aujourd’hui les 152 millions de dollars, tandis que plusieurs de ses huit campus ont élargi leur offre de programmes ces dernières années.
Titulaire d’une maîtrise en administration des affaires et d’un baccalauréat spécialisé en commerce de l’Université Laurentienne, c’est avec ce bagage que ce comptable professionnel sudburois est entré au Collège Boréal en 1997. Il ne le quittera plus, évoluant jusqu’aux fonctions de vice-président puis de président.
Cinquième dirigeant de l’institution, le successeur de Pierre Riopel a entamé depuis l’année dernière son troisième mandat.

C’est donc à la fois sa vision et son parcours qui ont été récompensés ce mercredi par la ministre des Affaires francophones Natalia Kusendova-Bashta, représentée en son absence par son adjoint parlementaire, Stéphane Sarrazin.
Le député de Glengarry-Prescott-Russell n’a pas tari d’éloges à propos du récipiendaire : « Ce qui distingue Daniel Giroux, c’est sa capacité à voir les possibilités, à réunir les bonnes personnes et à transformer une vision en réalisations concrètes. Daniel, ce prix souligne votre leadership et les possibilités que vous avez créées pour tant de personnes. Merci de contribuer depuis tant d’années à bâtir un avenir en français en Ontario. »
M. Sarrazin a souligné plus largement le dévouement de l’AFO : « Partout en Ontario, vous mettez votre passion et votre énergie au service de notre francophonie et c’est grâce à votre engagement qu’elle grandit, se renouvelle et prend sa place. »