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Du retard pour le service d’accueil en français à Pearson

OTTAWA – Annoncée l’été dernier pour le mois de mars, puis confié au Centre francophone de Toronto, la mise en place du service d’accueil en français des nouveaux arrivants francophones connaît des délais, a appris #ONfr.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

L’automne dernier, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC), Ahmed Hussen, confirmait que le service d’accueil des nouveaux arrivants francophones à l’aéroport international Pearson de Toronto serait confié au Centre francophone de Toronto (CFT).

Quelques mois plus tôt, le ministre avait accédé à une demande des organismes en immigration qui réclamaient que ce service soit géré « par et pour » les francophones, après ce que les intervenants considèrent être l’échec de Malton Neighbourhood Services dans le domaine.

Les services bilingues offerts par l’organisme à Pearson n’avaient pas donné les résultats escomptés, selon eux. Plusieurs organismes francophones, dont l’Assemblée de la francophonie de  l’Ontario (AFO), déploraient cette « occasion manquée » de faire connaître aux immigrants la communauté franco-ontarienne et les possibilités de vivre en français, comme par exemple d’inscrire leurs enfants dans des écoles de langue française en Ontario.

Le nouveau service doit donc corriger ces lacunes. Sa mise en place était attendue pour mars, avait indiqué le ministre Hussen, mais finalement, il faudra encore attendre.

« Quand nous avons signé l’entente avec IRCC, nous visions le 1er février. Mais nous connaissons des délais dans l’obtention des documents nécessaires à la mise en place de ce service », explique la directrice des services d’aide juridique, emploi et établissement, au Centre francophone de Toronto, Aissa Nauthoo.

Le 1er avril… peut-être

La date de lancement a donc été repoussée, avec un espoir de le voir en place au 1er avril, le temps d’obtenir le permis nécessaire à l’installation du kiosque et les laissez-passer des quatre employés qui y travailleront.

« La demande pour ces documents a été faite. Nous attendons une décision », avance, prudente, Mme Nauthoo.

Interrogé par #ONfr, le ministère affirme de son côté que le service était attendu « pour la fin mars » au départ. Aujourd’hui, il ne veut plus parler de date précise, mais dit suivre de près le dossier.

« Le ministère est en communication avec l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto afin d’obtenir plus de détails concernant la date à laquelle le traitement des attestations de sécurité seront terminées. »

Selon les données d’IRCC, quelque 2 500 nouveaux arrivants francophones à l’extérieur du Québec passent par l’aéroport Pearson, chaque année.

« Il est essentiel de leur offrir des services de grande qualité en français pour les mettre en contact avec les communautés francophones le plus tôt possible lors du processus d’établissement et d’intégration », avait justifié le ministre Hussen, lors de l’annonce de la mise en place de ce service, soulignant la « vaste expérience dans la prestation de services et de nombreux partenariats avec des acteurs clés des communautés francophones de la région du Grand Toronto » du CFT, pour justifier son choix.

Ce projet pilote est prévu pour une durée d’un an. Le CFT a reçu plus de 825 000 $ pour administrer ce service.

Impossible à manquer

Si la représentante du CFT en charge du dossier, reste prudente quant à la date d’ouverture officielle de ce service, elle se dit toutefois confiante de son succès.

« Nous aurons quatre agents et deux kiosques d’accueil aux aérogares 1 et 3 qui seront très bien identifiés et impossibles à manquer. Une fois que les personnes auront passé les services frontaliers, elles pourront venir nous voir. Nous leur donnerons de l’information sur les services d’établissement à travers la province, selon l’endroit où elles ont décidé de s’installer et, si elles sont d’accord, enverrons leurs coordonnées aux centres d’établissement concernés. »

Une trousse d’information est également en cours de confection pour donner le plus de renseignements aux nouveaux résidents permanents francophones.


POUR EN SAVOIR PLUS :

Accueil en français à Pearson : une victoire qui cache un échec

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