Élections municipales : aucun candidat à Fauquier-Strickland
FAUQUIER-STRICKLAND – La politique municipale ne suscite aucun engouement dans la municipalité du district de Cochrane dans le nord-est de l’Ontario. Le seul candidat qui s’était inscrit pour succéder à la mairesse sortante Madeleine Tremblay, qui n’a pas souhaité se représenter, a retiré sa candidature 15 minutes avant la fin des mises en candidatures.
Robert Courchesne s’était d’abord inscrit comme candidat au poste de conseiller municipal avant de se retirer et de s’inscrire plutôt dans la course à la mairie où aucun candidat n’avait levé la main. Or, la municipalité a annoncé sur ses réseaux sociaux que ce dernier avait, le 21 août à 13h45, retiré sa candidature au poste de maire.
Joint par ONFR, M. Courchesne explique que l’absence de candidatures au niveau du conseil de Fauquier-Strickland l’a poussé à se désister. En effet, Nicole Lamontagne, qui était la seule candidate pour siéger comme conseillère municipale, a aussi retiré son nom de la course. Pourtant, sa candidature unique au poste de maire lui garantissait une élection automatique par acclamation, sans nécessiter de scrutin.
« Même si l’acclamation m’avait donné le titre de maire, je n’aurais pu rien faire parce qu’il n’y a personne d’autre », explique-t-il, malgré sa volonté de résoudre l’impasse financière du canton. « J’ai des idées. Puis, avec le conseil municipal, on aurait pu développer un plan pour sortir la municipalité des problèmes auxquels elle fait face. Mais je ne donne pas mes idées tant que je n’ai pas de conseil municipal avec qui travailler ».
Pour l’instant, aucun candidat ne s’est porté volontaire pour la mairie ou pour l’un des quatre postes de conseiller municipal de Fauquier-Strickland.
Le canton se retrouve ainsi sans candidat et doit par conséquent poursuivre sa période d’inscription le mercredi 26 août de 9 h à 14 h, conformément à l’article 33 de la Loi sur les élections municipales.

Rappelons que le Canton de Fauquier-Strickland a eu plusieurs enjeux financiers ce qui a mené à la suspension des services municipaux en 2025.
Avec la collaboration de Marie-Lou St-Onge.