#Francophonie, #Ontario

L’AFRY veut passer la vitesse supérieure

Les francophones de Vaughan lors des célébrations du 25 septembre. Gracieuseté AFRY

AURORA – L’Association des francophones de la région de York (AFRY) est à un tournant de son existance. C’est en tout cas l’analyse de sa directrice générale, Nadia Martins. Un sondage en ligne jusqu’au 15 janvier veut même mieux cibler les attentes des francophones de la région de York.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

«Nous avons de plus en plus de gens et donc de francophones qui viennent s’installer dans la région de York, du fait que les loyers à Toronto sont parfois trop élevés. On veut aujourd’hui connaître leurs besoins.»

Les villes situées dans le périmètre de l’AFRY ne manquent pas d’atouts démographiques. Lors de la publication des chiffres du recensement de 2016, Vaughan a dépassé la barre des 300 000 résidents. Markham a de son côté gagné 27 000 âmes pour s’établir à plus de 328 000 citoyens. Selon Statistique Canada, Aurora a connu une légère croissance, avec 55 000 résidents.

Une proportion de personnes de première langue officielle française qui avoisine dans ces trois cas les 1 %.

Le sondage servira à peaufiner la planification stratégique pour les cinq prochaines années. Le dernier exercice du genre remontait à 2011.

Parmi les besoins pressants auxquels l’organisme est confronté: l’immigration francophone. «Nous aimerions faire plus d’ateliers pour sensibiliser les gens à cette thématique», précise Mme Martins. «Nous aimerions faire aussi des ateliers, avec les partenaires communautaires, les jeunes, et les aînés.»

 

Six sites pour des garderies francophones

Si l’AFRY veut aussi passer la vitesse supérieure, c’est que l’organisme a aujourd’hui les reins plus solides. «Nous sommes en croissance», lâche Mme Martins. Lancé l’été dernier, «L’Oasis des petits», un service gratuit de deux heures par semaine pour parents et enfants de zéro à six ans à Vaughan, a maintenant fait des petits.

Le projet pilote financé à hauteur de 70 000 $ par la Fondation Trillium s’est déployé depuis sur cinq nouveaux sites: Markham, Kleinburg, East Gwillimbury, Stouffville et Aurora.

Quelque 55 familles auraient déjà utilisé ces services de garde.

La direction de l’AFRY confie «travailler avec le gouvernement» pour le prolongement du projet après sa fin, au mois de février.

 

La désignation de Vaughan sur la glace

Du côté de Markham, il faudra surveiller le 1er juillet. À cette date, la province aura l’obligation de fournir des services en vertu de la Loi sur les services en français. Un processus enclenché dès 2015, avec l’annonce de la désignation de la ville.

D’une population similaire, Vaughan connaîtra-t-elle le même destin? «C’est actuellement sur la glace», souligne Mme Martins, bien que le projet eut été envisagé il y a deux ans. «Nous allons nous concentrer à accompagner Markham dans cette désignation.»

 


POUR EN SAVOIR PLUS:

Un service à la petite enfance en français lancé à Vaughan

Loi 8: Vaughan demande sa désignation

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !

Sébastien Pierroz
Sébastien Pierroz
spierroz@tfo.org @sebpierroz

Natif d’Annecy dans les Alpes françaises, Sébastien Pierroz obtient une maîtrise d’histoire de l’Université Paris Panthéon-Sorbonne en 2007. Après avoir travaillé pour Le Reflet dans l’Est ontarien, puis L’Express d’Ottawa, Sébastien rejoint l’équipe d’#ONfr au Groupe Média TFO en janvier 2015.