#Francophonie, #Ontario

«Ottawa 2017 a établi de nouveaux standards pour le bilinguisme»

Crédit image: Ottawa2017

OTTAWA – Le directeur d’Ottawa 2017, Guy Laflamme, dresse un bilan très positif du bilinguisme des festivités qui ont eu lieu, en 2017, pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération canadienne à travers la ville. Il estime que l’exercice peut servir d’exemple à la municipalité dans l’organisation de ses activités futures.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Devant les membres du caucus des élus francophones et francophiles de la Ville d’Ottawa, le vendredi 12 janvier, M. Laflamme a jugé que le bilinguisme avait été au rendez-vous des festivités organisées toute l’année dans la ville.

«Sur plus de 2,5 millions d’interactions, nous avons eu un pourcentage de plaintes très marginal. Cela dit, nous ne les avons pas pris à la légère. Lorsque nous avons été avisés de certains problèmes au niveau de l’accueil du public lors de Kontinuum, nous avons fait des modifications. On a également embauché une nouvelle firme de sécurité pour avoir du personnel bilingue, offert une formation et un rappel tous les jours au personnel sur l’importance d’un accueil bilingue… Nul n’est parfait, mais dans l’ensemble, on peut être très heureux du calibre de bilinguisme qui a été offert dans l’ensemble des activités.»

Le directeur d’Ottawa 2017, Guy Laflamme. Crédit image: Benjamin Vachet

Détail surprenant, parmi les plaintes reçues, quelques-unes ont été enregistrées lors de la tenue du Red Bull Crashed Ice, où certains spectateurs ont reproché à l’un des coanimateurs de l’événement d’avoir trop parlé… en français.

«Je prends ça comme un compliment. Ça démontre que les services étaient vraiment offerts dans les deux langues!», sourit M. Laflamme.

Le conseiller d’Orléans, Bob Monette, qui suppléait le maire Jim Watson pour la rencontre du caucus francophone, se réjouit du bilan d’Ottawa 2017 en matière de bilinguisme.

«À travers la ville, je n’ai pas vu de différence que l’on soit dans l’Est ou dans l’ouest. Il y avait toujours la volonté de présenter les activités en français et en anglais. Cela démontre qu’il y a une bonne acceptation du bilinguisme. Les gens ont eu une bonne expérience et nous avons montré qu’Ottawa est une ville très bilingue!»

 

Ni cher, ni difficile d’avoir des activités bilingues

M. Laflamme reconnaît toutefois qu’il y a encore matière à l’amélioration.

«Lorsque vous travaillez avec plus de 2 000 bénévoles, une petite équipe, des centaines de partenaires et de prestataires de services, ça devient difficile de réussir à tout contrôler. La leçon que nous avons apprise, c’est l’importance de rester alerte et d’être à l’écoute des médias qui nous ont permis d’être mis au fait de certains enjeux.»


«Ce n’est pas difficile d’avoir des services bilingues dans des événements comme ceux-ci. Cela ne coûte pas plus cher, au contraire, il y a un très bon retour sur investissement et d’accroître notre marché.» – Guy Laflamme


Il estime que l’expérience d’Ottawa 2017 pourra servir à la  ville, d’autant que, selon M. Laflamme, presque la moitié des activités présentées en 2017 pourraient être de retour à Ottawa prochainement, comme La Machine, Mìwàte, le pique-nique interprovincial sur le pont, Agri 150 ou encore, le Red Bull Crashed Ice.

«On a pu démontrer aux gens les bénéfices de faire une offre dans les deux langues officielles. On a fait une percée au sein du marché francophone où il y a eu beaucoup de gens de Montréal, des communautés francophones hors Québec et de l’étranger qui sont venus ici et qui ont aimé leur expérience. Cela démontre un retour sur investissement et je crois que nous avons établi de nouveaux standards, de nouvelles normes en matière d’offre bilingue.»

Il y va de quelques conseils.

«La ville devra être très claire dans les contrats qui seront signés avec les prestataires de services que tout doit être offert dans les deux langues officielles.»

Vous aimez ? Faites-le nous savoir !
1+

Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de dix ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.