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Société

Santé mentale : une nouvelle offre de services pour les francophones de York

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RICHMOND HILL – Après plusieurs mois de préparation, l’Association des francophones de la région de York (AFRY) a officiellement lancé des services en santé mentale accessibles quel que soit le statut d’immigration.

Un financement annuel de 120 000 $ sur deux ans par la région de York a permis à l’Association francophone de la région de York (AFRY) de lancer de nouveaux services en santé mentale il y a un mois. « On prévoit de gérer 300 clients sur l’année », assure Nolwenn Beschemin, coordinatrice des services d’établissement au sein de l’association.

Mme Beschemin note que le stress, la charge mentale, la parentalité ou encore l’isolement comptent parmi les besoins pressants de la communauté, notamment chez les nouveaux arrivants. Ainsi, une demande avait été déposée à l’automne auprès de la région. « Ça a été très rapide : on a fait la demande en novembre, qui a été validée en décembre puis le service a vu le jour en janvier », se rappelle la coordinatrice.

Une aide gratuite, peu importe le statut

Les services sont offerts dans les locaux de l’Association situés à Richmond Hill. À la différence de ses services d’établissement, ce programme est également accessible, quel que soit le statut d’immigration : « Les réfugiés et demandeurs d’asile au parcours traumatique ou ayant vécu dans des camps de réfugiés nécessitent particulièrement une prise en charge », souligne Mme Beschemin.

Selon les besoins identifiés, différentes ressources peuvent être proposées : activités de bien-être, des ateliers de préventions et sensibilisation ou un accompagnement par des partenaires communautaires. Des séances de thérapie et un suivi psychosocial sont aussi offerts aux personnes éligibles disposant d’un revenu faible.

L’équipe de l’Association des francophones de la région de York (AFRY). Photo : Gracieuseté de Dorra Gueddich

Des psychothérapeutes francophones possédant différentes spécialisations ont été mobilisés pour le service. « Certains vont aider sur le choc culturel, d’autres sur la famille ou sur le stress parental », explique-t-elle.

L’organisme a également recruté un navigateur en santé mentale chargé d’évaluer les besoins des patients, de les orienter vers les ressources adaptées et, au besoin, vers des services médicaux spécialisés ou des services de crise.

Selon l’AFRY, les enjeux de santé mentale entraînent des difficultés dans la bonne intégration des nouveaux arrivants et leur insertion au marché du travail, déjà exacerbées par le choc culturel.

Semaine de la santé mentale 2026

C’est dans le cadre de la Semaine de la santé mentale au Canada que l’AFRY tente de renforcer ses activités de sensibilisation auprès de la communauté et de lui offrir un accès privilégié à ces services.

Nolwenn Beschemin souhaite aussi collaborer davantage avec les conseils scolaires afin de soutenir les familles francophones et d’éduquer sur ces enjeux de santé. « On sait que aujourd’hui, être parent, c’est stressant », constate la coordinatrice.

L’AFRY prévoit de renouveler le financement afin d’assurer la pérennité du programme en fonction des besoins ainsi que de poursuivre ses démarches auprès de différents bailleurs de fonds.

« Ces services de santé mentale pourraient aussi être davantage intégrés aux services d’établissement », conclut la coordonnatrice.