Les auteurs-compositeurs-interprètes de Heart of This Place (Adàwe c'est ma ville) lors de la présentation de l'hymne officiel du bicentenaire d'Ottawa. Photo : Amine Harmach/ONFR
Culture

Une chanson en quatre langues pour célébrer les 200 ans d’Ottawa

Les auteurs-compositeurs-interprètes de Heart of This Place (Adàwe c'est ma ville) lors de la présentation de l'hymne officiel du bicentenaire d'Ottawa. Photo : Amine Harmach/ONFR

OTTAWA – La Ville d’Ottawa et la Coalition de l’industrie musicale d’Ottawa (CIMO) ont dévoilé mercredi Heart of This Place (Adàwe c’est ma ville), l’hymne officiel du bicentenaire d’Ottawa. Interprétée en anglais, en français, en anishinaabemowin et en inuktitut, l’œuvre raconte deux siècles d’histoire et célèbre la diversité de la capitale.

« À la croisée des flots où l’espoir s’enracine », chante Jessica Pearson au début de cette œuvre, qui réunit également les auteurs-compositeurs-interprètes Amanda Rheaume, Yao et Qattuu.

Le couplet interprété par Yao évoque « deux cents ans d’histoire, de mémoire gravée dans la terre, des voix mêlées du monde entier, qui marchent sur des siècles de repères », tandis que le refrain reprend : « We are the heart of this place » (« Nous sommes le cœur de cet endroit »).

Pour le rappeur et auteur-compositeur franco-ontarien Yao, l’objectif était de créer une œuvre dans laquelle les résidents puissent se reconnaître.

« Cette chanson parle des 200 ans d’histoire d’Ottawa. Il est important de savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va, mais aussi pour apprécier où l’on est aujourd’hui. »

Selon lui, Ottawa est une ville où se croisent des parcours, des cultures et des destins.

Yao, Jessica Pearson et Qattuu participent à l’hymne officiel du bicentenaire d’Ottawa. Photo : Amine Harmach/ONFR

« Nous sommes aussi remontés aux racines de la ville afin de rappeler son histoire autochtone. Ottawa est une ville façonnée par sa diversité : des étudiants, des fonctionnaires, des diplomates et des personnes venues de partout finissent par en faire leur chez-soi. C’est cette richesse humaine que nous avons voulu faire transparaître dans la chanson. »

La chanson met également en valeur les langues et les cultures autochtones. Elle s’ouvre sur une bénédiction en anishinaabemowin de l’aînée algonquine Annie St. George et intègre, tout au long de l’œuvre, des références au territoire algonquin, au Kichi Zībī ainsi que des passages en anishinaabemowin et en inuktitut.

Un héritage destiné aux écoles et aux organismes

Le vidéoclip officiel, réalisé par Lone Oak Cinema, a également été dévoilé. Il comprend notamment des images du processus de création ainsi que plusieurs scènes tournées dans différents quartiers de la capitale.

Deux autres prestations publiques de Heart of This Place (Adàwe c’est ma ville) sont prévues : le 26 septembre, à la Place Marion-Dewar, dans le cadre d’un événement gratuit, puis le 9 octobre lors des Capital Music Awards, au Centre national des Arts.

Mélanie Brulée, directrice générale de la CIMO. Photo : Amine Harmach/ONFR

Selon la Ville d’Ottawa et la Coalition de l’industrie musicale d’Ottawa (CIMO), la chanson et son vidéoclip pourront être utilisés par les écoles, les organismes communautaires et les institutions afin de faire rayonner l’histoire, les cultures et la diversité d’Ottawa bien au-delà des célébrations de son 200e anniversaire.

« Nous espérons qu’elle fera désormais partie du patrimoine culturel d’Ottawa et rappellera que la musique possède un pouvoir unique : celui de nous rassembler, de nous inspirer et de célébrer ce que nous sommes, ensemble », souligne Mélanie Brulée, directrice générale de la CIMO.