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Val Thérèse : première rentrée pleine de fébrilité à l’école Notre-Place

C'était jour de rentrée dans Val Thérèse ce mercredi matin. Photo: Inès Rebei/ONFR

SUDBURY – Cris d’enfants, autobus jaunes et cahiers neufs : la rentrée s’anime ce mercredi dans les écoles de langue française du Conseil scolaire du Grand Nord (CSGN) et du Conseil scolaire catholique du Nouvel Ontario (CSC Nouvelon). Pour l’occasion, ONFR s’est rendu à Val Thérèse, où l’école Notre-Place ouvre ses portes pour la première fois.

Après l’Est ontarien la semaine passée et le reste de la province, c’est au tour des 5600 élèves du CSC Nouvelon et aux 2600 élèves du CSGN de faire leur rentrée ce mercredi matin.

À Val Thérèse, devant les portes de la nouvelle école élémentaire du CSC Nouvelon, les enseignants saluent les élèves par des « Bonjour » et des « Bienvenue », tandis que les parents, sourires aux lèvres, immortalisent l’instant en photos.

Cette rentrée a permis à certains enseignants de retrouver d’anciens élèves, désormais réunis sous un même toit. Photo : Inès Rebei/ONFR

Patrick Thibert, parent de deux enfants, est le premier arrivé à l’école située sur la route principale de Val Thérèse : « On vit plein d’émotions, que ce soit les parents, le personnel, la direction ou les élèves. Mais ce qu’on ressent le plus, c’est l’excitation et le bonheur ».

Selon lui, l’école, qui a recueilli près de 400 inscriptions et pourra accueillir jusqu’à 587 élèves, permettra aux enfants de développer de nouvelles compétences et de la résilience. 

« Ils vont devoir apprendre à travailler en équipe parmi un plus grand nombre d’élèves. Ça va leur donner de la confiance et des habiletés importantes pour la vie. »

Selon Patrick Thibert, le projet de la nouvelle école a été au cœur de nombreuses discussions entre parents au cours de la dernière année. Photo : Inès Rebei/ONFR

Une plus grande école

Tina Smith, venue avec son fils, était tout aussi enthousiaste. « On est excité parce que c’est une plus grande école. Il va y avoir plus d’amis ici. C’est nouveau et très beau. En plus, c’est plus proche, ça nous fait gagner du temps le matin », raconte celle qui travaille non loin de l’établissement scolaire.

Selon elle, l’emplacement est un atout : « C’est très bien localisé, pas loin du cœur de notre communauté, et c’est une école très visible. »

Non loin de là, Chelsea Watkins, qui a inscrit ses deux enfants après un passage dans le système public, met de l’avant l’importance du milieu francophone et catholique. 

Tina Smith habite dans la collectivité de Hanmer. Photo : Inès Rebei/ONFR

Elle souligne également l’aspect communautaire et religieux de l’école. « Le Conseil a beaucoup à offrir. Le programme permet à nos enfants d’apprendre sur la foi, les fêtes comme Noël et d’autres traditions, tout en faisant partie d’une communauté francophone. »

« C’est essentiel pour nous de garder la langue française et la religion dans notre famille. Mon conjoint parle français et c’est important que nos enfants soient immergés dans ce milieu dès leur plus jeune âge », ajoute celle dont la fillette faisait sa première rentrée.

Chelsea Watkins, ici accompagnée de son partenaire et de ses deux enfants, dit que sa fillette n’a cessé de parler de la rentrée tout au long de l’été. Photo : Inès Rebei/ONFR

Une école pour rassembler et moderniser

L’école Notre-Place a été conçue pour regrouper trois anciennes écoles : l’École Notre-Dame de Hanmer (200 élèves, maternelle à la 8e année), l’École St-Joseph de Hanmer (100 élèves, maternelle à la 3e année) et l’École Ste-Thérèse de Val Thérèse (120 élèves, 4e à 8e année). 

« On va manquer nos trois autres écoles, mais maintenant on commence un nouveau chapitre et c’est quelque chose de spécial », confie M. Tibert, qui a été impliqué dans plusieurs comités de ces écoles dont l’état de délabrement avait été maintes fois soulevé.

L’école élémentaire Notre-Place dessert les familles de Val Thérèse, Hanmer et Capréol, trois localités où la communauté francophone est bien implantée. Photo : Inès Rebei/ONFR

Le bâtiment comprend également un centre de la petite enfance de 88 places, réparties en cinq salles : une pour 10 nourrissons, deux pour 30 tout-petits, et deux pour 48 enfants d’âge préscolaire. 

Le Conseil scolaire catholique Nouvelon avait reçu plus de 4,2 millions de dollars du gouvernement fédéral et près de 1,4 million de dollars du gouvernement de l’Ontario, en octobre 2024, pour la construction de cette nouvelle garderie.

Des espaces sont aussi prévus pour des programmes destinés aux jeunes mères et leurs enfants, favorisant l’intégration dans le milieu francophone.

Une transition attendue depuis longtemps

Également présent pour accueillir les parents, Tom Michaud, directeur de l’éducation du CSC Nouvelon, souligne que le regroupement des trois écoles répondaient à un besoin réel. 

L’école compte 28 salles de classe et environ 50 à 60 enseignants, incluant le personnel de soutien et l’administration. Photo : Inès Rebei/ONFR

« On est bien heureux avec les 400 élèves déjà inscrits et on s’attend à en accueillir de plus en plus avec les années. Ça fait une belle grande famille », se satisfait-il, ajoutant que la plupart des enseignants viennent des trois anciennes écoles, tandis que certains découvrent pour la première fois leur nouvelle affectation à Notre-Place.

Quant aux bâtiments des anciennes écoles, certains feront l’objet de mises en vente. « Ce sont des démarches que nous menons avec le ministère et les différentes agences responsables afin de gérer ces propriétés de manière responsable », précise celui qui est directeur du CSC depuis janvier dernier.

M. Michaud rappelle que l’idée d’une nouvelle école remonte à plus de dix ans. Des consultations menées en 2013-2014 avaient montré que les trois établissements étaient en besoin majeur de rénovation. 

Tom Michaud, qui a une longue carrière en éducation en Fransaskoisie, est aussi le secrétaire-trésorier du Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario. Photo : Inès Rebei/ONFR

L’étude de faisabilité avait alors conclu que la construction d’un nouvel édifice serait l’option la plus efficace, tant pour la formation de la relève que pour la gestion responsable des fonds publics.

Le choix du nom de l’école, qui fait référence à l’hymne bien connu des Franco-Ontariens, a impliqué toute la communauté : élèves, membres du personnel, paroissiens et familles ont participé à des sondages et des activités en classe pour proposer et voter sur le nom et la mascotte.

Une cérémonie d’ouverture officielle et de bénédiction de l’école aura lieu en octobre prochain.