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Variant Omicron : Ford demande l’interdiction de vols en provenance d’Afrique, Ottawa emboîte

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – Changement de ton en Ontario. « Extrêmement inquiet » face au nouveau variant africain, l’Omicron, le premier ministre veut que le palier fédéral boucle ses frontières aux passagers et vols venant de pays « préoccupants ». Les autorités fédérales ont interdit, au cours de la journée, l’entrée sur le territoire canadien aux voyageurs venant de sept pays d’Afrique australe.

« Jusqu’à ce que nous soyons certains que les vaccins sont efficaces contre cette nouveau variant, je demande au gouvernement du Canada de suivre les autres gouvernements en interdisant immédiatement tous les vols et passagers en provenance des pays préoccupants », a fait savoir le premier ministre de l’Ontario.

Cette sortie intervient dans un contexte de forte propagation d’un nouveau variant aux mutations multiples sur le continent africain. Plusieurs pays européens et asiatiques ont d’ores et déjà fermé leurs frontières avec l’Afrique australe afin de contenir toute nouvelle vague.

« J’ai contacté le gouvernement fédéral pour exprimer mon extrême inquiétude et à la nécessité d’agir immédiatement aujourd’hui », a déclaré Doug Ford par l’intermédiaire de son bureau, à la suite d’un échange avec le Dr Kieran Moore.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario. Source : Twitter Fordnation

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario craint que le vaccin ne soit pas efficace contre ce virus fortement contagieux. Il a pour tâches à présent de mettre en œuvre une surveillance élargie et d’actualiser la planification des scénarios possibles.

« Nous ne pouvons pas répéter les mêmes erreurs qui ont permis aux variants Alpha et Delta d’entrer dans notre pays », insiste le premier ministre. « Notre meilleure défense en ce moment est d’arrêter ce variant à la frontière », et ce, « jusqu’à ce que nous soyons certains que les vaccins sont efficaces contre cette nouvelle variante ».

Et de préconiser que toute personne arrivant avant la mise en œuvre de l’interdiction soit testée et mise en quarantaine, dès aujourd’hui. Le premier ministre du Québec a adopté la même posture face à Ottawa, tandis que l’Organisation mondiale de la santé doit se réunir en urgence, ce vendredi, pour déterminer la dangerosité du variant.

Ottawa met en place cinq mesures pour contrer la propagation

La réaction du gouvernement fédérale ne s’est pas faite attendre. Le ministre de la Santé, Jean-Yves Duclos, et le ministre des Transports, Omar Alghabra, ont annoncé dans la foulée l’interdiction d’entrée au pays des ressortissants étrangers ayant transité au cours des 14 derniers jours par l’Afrique du Sud, le Mozambique, le Botswana, le Zimbabwe, le Lesotho, la Namibie et l’Eswatini.

M. Duclos a en outre demandé aux voyageurs déjà en territoire canadiens depuis 14 jours ou moins de se mettre en quarantaine pour durant deux semaines dès ce vendredi et de passer un test de dépistage COVID-19.

Jean-Yves Duclos,ministre de la Santé du Canada. Capture d’écran ONFR+

« Les citoyens canadiens et résidents permanents qui arrivent au Canada seront testés et mis en quarantaine jusqu’à ce qu’ils obtiennent un test négatif, afin qu’ils poursuivre leur quarantaine chez eux », a ajouté le ministre de la Santé au cours d’une conférence de presse en présence de la Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada.

Affaires mondiales Canada va enfin émettre un avis aux voyageurs canadiens leur demandant de ne pas des rendre dans le sud de l’Afrique. Tous les Canadiens rentrant de cette région qui effectuent un transit dans un autre pays, devront effectuer un test dans ce pays avant de rentrer.

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