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Un appui municipal peu concluant pour les entrepreneurs franco-torontois

L'ordre du jour portait sur les aides disponibles pour les petites entreprises. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

TORONTO – Lors de la dernière réunion du Comité consultatif des affaires francophones de Toronto, trois organismes de la francophonie ont fait valoir l’importance d’une collaboration avec la ville pour renforcer l’entrepreneuriat en français.

« Investir dans ces entrepreneurs francophones, c’est investir dans la résilience de notre pays », a affirmé Félix Corriveau, actuellement à la direction générale d’Impact ON.

« Nous sommes prêts à développer des initiatives avec vous », a-t-il certifié. Ce dernier a ensuite appuyé sa vision avec des idées : « Des services en français pour l’enregistrement d’entreprises, des permis d’exploitation et l’accès à des programmes municipaux. »

Puisque l’ordre du jour de la rencontre portait sur les aides disponibles pour les petites entreprises, plusieurs représentants francophones du conseil ont souligné le manque de volets disponibles pour stimuler l’entrepreneuriat.

D’autres organismes, également présents, ont répondu aux appels de collaboration non seulement à propos d’un renforcement de ce bassin d’entrepreneurs, mais aussi sur l’entrepreneuriat féminin ainsi que celui des nouveaux arrivants.

« La Société Économique de l’Ontario (SÉO) souhaite travailler en partenariat avec la ville de Toronto, mais aussi avec les autres organismes francophones, tel qu’Impact ON, la Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) et d’autres organismes de la province », a déclaré ce mercredi Cathy Modesto, présidente du conseil d’administration de la SÉO.

Stéphane Bukk est directeur des affaires entrepreneuriales à Fédération des gens d’affaires francophones de l’Ontario (FGA) depuis janvier 2025. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Afin de démontrer l’importance des partenariats, la FGA a mis de l’avant ses récentes initiatives entrepreneuriales : « Nous avons un nouveau pôle d’exportation qui met en place des services de conseils et des ressources pour faciliter les projets d’expansion et d’exportation des entrepreneurs franco-ontariens », a ajouté Stéphane Bukk, qui dirige les affaires entrepreneuriales de la FGA.

Les membres du comité sont ensuite intervenus afin de comprendre la position de la ville par rapport aux besoins et aux demandes des entreprises émergentes. La ville de Toronto n’affiche toujours pas de mandat spécifique pour les programmes francophones jusqu’à ce jour.

Mareva Cestor, membre du comité consultatif des affaires francophones de Toronto pose une question à Félix Corriveau. Photo : Laetitia Dogbe/ONFR

Les représentants municipaux répondent

Employé au sein du département de développement économique de la ville, John Preece a examiné les actions demandées par les trois organismes et membres du comité. Ce dernier a avoué que les besoins des entrepreneurs francophones n’ont pas été abordés en dehors de ce comité.

« Je pense que ce serait une belle prochaine étape que nous nous asseyons tous à la même table pour discuter des besoins des organismes francophones, ainsi que des entrepreneurs francophones », a donc proposé Mme Cestor.

« Je n’ai pas de réponse spécifique, car nous interagissons déjà avec ces entreprises et si elles ont des idées ou des projets, ou si nous avons des priorités en matière de francophonie, nous savons déjà à qui parler », a repris M. Preece.

Finalement, la présidente du Comité et conseillère municipale, Alejandra Bravo a constaté le peu d’avancées en termes de soutien adéquat à l’intention des francophones.

« C’est évident que l’entrepreneuriat de la communauté francophone est très dynamique et je regrette que les communautés ontariennes n’aient pas les ressources nécessaires », remarque-t-elle, à la suite d’une discussion qui a mis en opposition la ville et les représentants de la communauté francophone.