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La ministre des Langues officielles Ginette Petitpas Taylor.

Les Canadiens invités à donner leur opinion sur les langues officielles

Temps de lecture : 3 minutes

VANCOUVER – Ottawa lance des consultations qui auront lieu dans les prochains mois pour son Plan d’action pour les langues officielles. Les Canadiens pourront alors s’exprimer sur les enjeux autour des deux langues officielles du pays.

L’annonce a été faite mardi à Vancouver par la ministre des Langues officielles Ginette Petitpas Taylor où a débuté une première consultation. Cette dernière ira à la rencontre des organismes dans diverses villes du pays.

Le prochain Plan d’action sera en vigueur du 1er avril 2023 jusqu’en 2028. Ce plan est le document qui guide le gouvernement durant cinq ans sur sa façon de gérer les enjeux relatifs aux communautés en milieu minoritaire. S’il est plutôt inconnu pour les Canadiens, il constitue un guide de référence pour les organismes communautaires en milieu minoritaire. Parmi les sujets qui seront abordés, l’immigration francophone, l’éducation en français et les programmes d’immersions, avance Mme Petitpas Taylor.

Les consultations ont lieu dans 15 villes du pays jusqu’à la fin du mois d’août. À l’époque, sa prédécesseure Mélanie Joly avait fait pendant près d’un an des consultations dans plusieurs villes du pays. Cette année, le gouvernement Trudeau entend sensiblement conserver le même processus, que certains experts avaient critiqué comme un exercice de relations publiques à l’époque.

« En venant de l’Acadie, je connais très bien les réalités et les défis dans mon bout de pays, mais pour comprendre ce qu’est la réalité ici à Vancouver, à Terre-Neuve-et-Labrador, et Whitehorse, la réalité est bel et bien différente. Donc on veut s’assurer qu’on va entendre parler des intervenants… de tous les bouts du pays, car on veut s’assurer que notre Plan d’action va être notre feuille de route pour la prochaine période de cinq ans. C’est un travail très important », a soutenu la ministre.

Le seul arrêt en Ontario sera du côté de Sudbury, où il pourrait bien y être question du dossier du postsecondaire.

« On a bien hâte d’entendre les commentaires des intervenants qui travaillent dans le domaine et des Canadiens et Canadiennes pour qu’il nous souligne l’importance du postsecondaire. Comme gouvernement fédéral, nous avons un rôle clé à jouer et nous devons travailler en étroite collaboration avec les territoires et provinces pour nous assurer que les investissements se fassent », soutient la membre du cabinet Trudeau.

La ministre des Langues officielles Ginette Petitpas Taylor lors du lancement des consultations sur le Plan d'action sur les langues officielles.
La ministre des Langues officielles Ginette Petitpas Taylor lors du lancement des consultations sur le Plan d’action sur les langues officielles. Gracieuseté

La semaine précédente, le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, a dressé un bilan positif du plus récent plan, présentant toutefois plusieurs recommandations au fédéral. Il a notamment évoqué le fardeau administratif qu’impose le fédéral aux organismes. Il a aussi noté l’absence de clauses linguistiques dans les ententes sur les garderies entre les provinces et le fédéral.

« On accepte ses recommandations et on va continuer à travailler en allant de l’avant en mettant sur pied un Plan d’action qui va résonner… On prend ses commentaires en considération et on va s’assurer qu’on va de l’avant avec un Plan d’action qui va faire une réelle différence », a affirmé Mme Petitpas Taylor, questionnée sur les clauses linguistiques.

D’un bout à l’autre

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) salue l’initiative d’Ottawa, jugeant que « le français et la francophonie se trouvent fragilisés partout au pays après la pandémie ».

« Les besoins sont très grands, que ce soit au niveau la vitalité des organismes communautaires et culturels, du continuum de l’éducation, de l’immigration, ou des pénuries de main-d’œuvre. Le prochain plan d’action devra être, véritablement, un vaste plan de relance pour le fait français », a affirmé sa présidente Liane Roy.

Voici la liste des villes où auront lieu les séances publiques en personne : Vancouver, Winnipeg, Regina, Edmonton, Montréal, Sherbrooke, Sudbury, Whitehorse, Moncton, Halifax, l’Île‑du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi qu’aux Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et au Yukon.

L’horaire pour chaque ville peut être consulté ici. Des séances virtuelles auront lieu et les citoyens pourront aussi soumettre leurs réponses en ligne à des sondages.

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