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Doug Ford et Justin Trudeau. Montage ONFR+

Convoi de la liberté : Ford se cachait pour des raisons politiques, selon Trudeau

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – Doug Ford fuyait ses responsabilités et se « cachait pour des raisons politiques » durant l’occupation du centre-ville d’Ottawa selon le premier ministre canadien, révèle un appel entre ce dernier et le maire Jim Watson.

Dans cette discussion, Justin Trudeau jugeait que le fédéral avait de la difficulté à savoir comment agir « avant d’avoir une meilleure idée de ce que fait la province ».

« Doug Ford se cache face à ses responsabilités (durant le Convoi) pour des raisons politiques comme vous l’avez souligné, et il est important que nous ne les laissions pas s’en tirer, et nous avons l’intention de vous soutenir à cet égard », a-t-il dit dans un appel du 9 février, soit près de trois semaines après l’arrivée des camionneurs dans la Capitale nationale.

Le maire d’Ottawa a répliqué que « ce serait bien si nous avions quelque chose de ferme avec le gouvernement fédéral pour leur faire honte (la province) », critiquant l’absence de l’Ontario a des rencontres entre les autorités policières, le fédéral et la Ville d’Ottawa.

La province avait refusé de participer à des réunions entre ces différents paliers, « une perte de temps » jugeait Doug Ford, selon une discussion entre les deux politiciens se souvient Jim Watson.

« Je n’étais pas d’accord, j’ai dit que nous avions besoin de l’aide des trois paliers de gouvernement », a indiqué ce dernier lors de son témoignage mardi devant la Commission sur l’état d’urgence.

Ce type de pensée du premier ministre Trudeau n’était pas unique au sein de son cabinet. Le ministre de la Protection civile Bill Blair estimait que « l’Ontario s’inquiétait d’être visible et ensuite d’être interrogé sur ce que faisait la province », peut-on lire dans un transcript entre le maire Watson et divers intervenants fédéraux.

Hier, Doug Ford a avancé s’être tenu « coude à coude » avec Justin Trudeau approuvant aussi la décision du fédéral d’invoquer la Loi sur les mesures d’urgence.

Remise en question de la Police d’Ottawa

Dans le même appel avec le maire, Justin Trudeau soutient avoir des « préoccupations sur la façon dont les choses ont été gérées depuis le début » par la Police d’Ottawa et son ancien chef Peter Sloly.

« Il y a des moments où vous dites une chose et il en dit une autre. C’est là où nous pouvons aider autour de cela ? », demande Justin Trudeau au maire en référence aux propos de Peter Sloly.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson.
Le maire d’Ottawa, Jim Watson. Archives ONFR+

Ce dernier affirmait à ce moment-là que mettre fin aux démonstrations ne passait peut-être pas par une solution policière, ce avec quoi Jim Watson n’était pas d’accord soutenant qu’il s’agissait « d’un enjeu policier ».

« Je n’étais pas d’accord, j’ai dit que nous avions besoin de l’aide des trois paliers de gouvernement (…) Les trois paliers du gouvernement et la police n’ont pas réagi assez rapidement », tranche-t-il.

Doug Ford et la Soliciteure générale Sylvia Jones avaient fait part au maire d’Ottawa de leurs préoccupations par rapport « au plan ou l’absence de plan » de la part de Peter Sloly pour résoudre le problème (l’occupation du centre-ville), se rappelle Jim Watson.

« Je pense que ça n’allait pas plus loin que la ministre Jones entendait de son côté que les choses n’avançaient pas aussi bien que prévu au niveau des opérations. »

Ce dernier estime que l’absence de la province à la table des discussions entre les différents paliers de gouvernement a ralenti l’issue du conflit.

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