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COVID-19 : les autorités sanitaires mettent en garde contre tout relâchement

Temps de lecture : 3 minutes

OTTAWA – La réouverture de l’économie doit se faire de façon prudente et les mesures de santé publique être maintenues pour éviter tout risque de seconde vague, préviennent les autorités de santé publique.

Dans ses nouvelles projections de la COVID-19, dévoilées ce lundi, les autorités de santé publique se montrent satisfaites de la collaboration des Canadiens qui a permis d’aplatir la courbe « plus rapidement que plusieurs autres pays, comme le Royaume-Uni, l’Italie et les États-Unis ».

Les nouveaux cas et les décès quotidiens sont en baisse constante et le nombre quotidien de cas hospitalisés et aux soins intensifs diminue également de manière constante.

Mais alors que les provinces rouvrent progressivement leur économie, l’administrateur en chef adjoint de la santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo met en garde.

« La modélisation n’est pas une boule de cristal, mais c’est sûr que si on relâche les mesures de santé publique et la distanciation physique, on risque d’avoir une recrudescence, une autre vague, peut-être même d’ici deux ou trois semaines. »

Car la pandémie n’est pas terminée, insiste administratrice en chef, la Dre Theresa Tam.

« À ce jour, la COVID-19 n’a pas été éliminée et nous n’avons toujours pas de vaccin efficace. Le virus peut ressurgir à tout moment et à tout endroit. »

L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Dre Theresa Tam. Capture d’écran

D’ici au 12 juillet, plus de 4 000 nouveaux cas pourraient s’ajouter au nombre des personnes touchées par le virus au Canada, et 220 décès supplémentaires pourraient être à déplorer, selon les projections présentées.

Les conditions pour prévenir une résurgence

Pour empêcher toute seconde vague, les autorités de santé publique insistent donc sur l’importance de détecter et d’isoler le plus rapidement possible les personnes infectées et celles avec lesquelles elles ont été en contact et de les mettre en quarantaine.

« Si nous assouplissons trop vite les mesures sanitaires ou que nous nous relâchons, l’épidémie va reprendre de la vigueur et connaître une croissance fulgurante. Au fur et à mesure que les provinces rouvrent leur économie, il faut s’assurer de renforcer les autres mesures de santé publique, comme la détection rapide, la recherche des cas et la mise en quarantaine des personnes infectées afin d’empêcher la transmission », plaide la Dre Tam.

Les autorités de santé publique rappellent l’importance des mesures sanitaires, comme la distanciation physique, la bonne hygiène et le port du masque quand nécessaire. Elles invitent également à limiter le nombre de personnes avec lesquelles les Canadiens entrent en contact.

« Il faut débuter l’autorisation de rassemblements avec la plus grande prudence », a souligné M. Njoo, alors qu’en Ontario, le gouvernement autorise les bulles sociales de dix personnes depuis le 12 juin.

Pour autant, l’administratrice en chef adjoint refuse de dire que les provinces vont trop vite en matière de déconfinement.

« C’est difficile à dire, car la réalité de chaque province est différente. Ce qui va être important, c’est que chaque autorité de santé publique à l’échelle locale soit guidée par la réalité du terrain. »

Windsor-Essex toujours plus touchée

️ 257 nouveaux cas positifs en Ontario
️ 34 911 cas de COVID-19 au total
️ 2 665 décès, 30 196 guérisons
️ 232 hospitalisations, 46 personnes en soins intensifs
️ 1 383 566 tests réalisés, 16 701 en attente de résultats

En Ontario, la situation continue de s’améliorer. Mais elle reste toujours inquiétante dans Windsor-Essex. Parmi les 257 nouveaux cas rapportés ce lundi, 177 proviennent uniquement de cette région qui a été la dernière à passer à l’étape 2 du plan de déconfinement de l’Ontario.

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