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Les bureaux principaux du journal Le Droit.

Des pourparlers entre le journal Le Droit et La Cité

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – Après quelques semaines mouvementées, tout augure bien pour la reprise du quotidien franco-ontarien Le Droit par une coopérative de travailleurs. Avec l’appui du gouvernement québécois de François Legault, le représentant du journal, Patrick Duquette, se dit maintenant « plus confiant que jamais » du succès du projet.

Le syndic PricewaterhouseCoopers et le gouvernement du Québec ont appuyé le modèle coopératif pour l’avenir des six quotidiens de Groupe Capitales Médias – Le Droit à Ottawa, Le Soleil à Québec, La Tribune à Sherbrooke, Le Quotidien à Saguenay, La Voix de l’Est à Granby et Le Nouvelliste à Trois-Rivières.

L’Assemblée nationale du Québec a aussi appuyé à l’unanimité, jeudi, une motion qui demande « au gouvernement de tout mettre en œuvre afin d’assurer la viabilité du projet de coopératives des employés du Groupe Capitales Médias ».

Toutefois, pour toucher aux crédits d’impôt du gouvernement québécois, un « certain pourcentage » des employés du journal Le Droit devront être basés au Québec, souligne M. Duquette.

Cette demande serait raisonnable, selon Marc-François Bernier, professeur de communication à l’Université d’Ottawa.

« On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre », s’exprime-t-il. « À partir du moment où le Québec accorde les crédits d’impôt, il faut que le siège social soit au Québec. »

Toutefois, il note que même si le siège social doit déménager du côté québécois de la rivière des Outaouais, il est possible de préserver une salle de rédaction en Ontario.

Vers un partenariat avec La Cité

Selon l’Assemblée de la francophonie ontarienne (AFO), le quotidien a déjà entamé des pourparlers avec le collège La Cité, à Ottawa, pour y avoir un bureau satellite.

« J’ai assisté à des rencontres entre la direction du journal, Pierre-Paul Noreau et la présidente-directrice générale de La Cité, Lise Bourgeois », raconte le président de l’AFO, Carol Jolin.

« C’est sûr que notre position première c’est que le syndic permette au journal de rester en Ontario », continue M. Jolin. « Mais si ça ne se réalise pas, c’est quand même d’importance primordiale que Le Droit ait un pied à terre en Ontario. Si ça peut se faire à La Cité, c’est un partenariat gagnant-gagnant, qui permettra aux étudiants de La Cité d’avoir une expérience pratique avec le journal. »

« C’est une rupture symbolique », affirme M. Bernier. « Mais tant que la couverture des enjeux ontariens est préservée, c’est ça qui compte. »

M. Duquette réitère que peu importe l’adresse des bureaux du quotidien, l’Ontario français demeurera au cœur du mandat du journal Le Droit.

Des pertes d’emploi

Selon le plan d’affaire du modèle coopératif, les quotidiens devront réduire de 15 % leur nombre d’employés. Plus d’une cinquantaine des 350 employés des quotidiens perdront leur emploi soit par attrition ou par licenciement.

« Aucun journaliste à temps plein ne perdra son emploi », note le représentant du journal Le Droit. « La majorité des coupes concernent une imprimerie à Sherbrooke qui devait déjà fermer ses portes. »

Les journalistes subiront toutefois un gel salarial.

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