Tréva Cousineau au Prix Bernard Grandmaître 2019. Photo : Stéphane Bédard/ONFR
Société

La Franco-Ontarienne Trèva Cousineau nommée à l’Ordre du Canada

Tréva Cousineau au Prix Bernard Grandmaître 2019. Photo : Stéphane Bédard/ONFR

OTTAWA — La militante Trèva Cousineau, longuement impliquée dans le milieu de l’éducation et le milieu communautaire franco-ontarien, recevra l’Ordre du Canada, la plus haute distinction civile du pays.

La résidente d’Orléans, qui œuvre depuis plus d’un demi-siècle à faire avancer la cause de la francophonie en Ontario, a été nommée pour recevoir cette haute distinction, ainsi qu’une soixantaine d’autres Canadiens, a annoncé vendredi la gouverneure générale du Canada, Louise Arbour.

« Trèva Cousineau est une figure incontournable de la communauté franco-ontarienne. Militante infatigable, elle a œuvré pendant plus de 60 ans à la défense et à la promotion de la francophonie canadienne aux échelles locale, provinciale, nationale et internationale », souligne Rideau Hall au sujet de Mme Cousineau.

« J’étais complètement surprise et vraiment un petit peu estomaquée », raconte Mme Cousineau en entrevue, elle qui a appris en avril dernier qu’elle recevait cet honneur.

Originaire de Timmins, elle s’est rapidement impliquée dans des organisations scolaires, notamment à titre de conseillère scolaire dans le Nord de l’Ontario et de présidente de l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario.

Ayant déménagé à Orléans en 1989, elle occupe le poste de directrice générale du Conseil de l’éducation catholique pour les francophones de l’Ontario tout en dirigeant la Fédération nationale des conseils scolaires francophones. Par la suite, elle a assumé la présidence de l’ACFO provinciale pendant un mandat de deux ans, débutant en 1997, en plus d’avoir été sa directrice générale une dizaine d’années plus tard.

Elle a aussi été présidente du Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) de 2016 à 2021.

Parmi les autres honneurs qu’elle a reçus, on compte le prix Bernard-Grandmaître (2022) et la Médaille du jubilé de platine de la reine Élisabeth II (2022). À l’automne dernier, un parc a été nommé en son honneur à Orléans.

« J’ai eu de belles reconnaissances. Mon CV, des fois je le regarde et je me dis : est-ce que c’est vraiment à moi, ça? », lance-t-elle avec humour.

« Mais l’Ordre du Canada, c’est quand même, disons, l’apogée. C’est une reconnaissance supérieure », ajoute-t-elle avec fierté dans la voix.

Cette dernière confie ne toujours pas savoir qui a soumis son nom pour cette distinction, même si elle est déjà au courant depuis quelques mois.

« J’imagine qu’il y a quelqu’un, quelque part, qui a reconnu que j’ai donné quand même beaucoup de mon temps. Pas seulement à des organismes bénévoles, mais à des comités du gouvernement, plein de choses que j’ai faites et dont je suis très fière », affirme-t-elle, tenant à remercier au passage les équipes avec lesquelles elle a travaillé au cours des années.

D’autres nominations francophones

Parmi les autres nominations et promotions au sein de l’Ordre du Canada, on compte également un Acadien, Clarence LeBreton. L’historien et ex-fonctionnaire « a fait progresser la préservation culturelle et le développement régional au Nouveau-Brunswick en exerçant son leadership au Village historique acadien, à l’Aquarium du Nouveau-Brunswick et dans plusieurs ministères », indique Rideau Hall.

« Auteur engagé et bâtisseur communautaire, il a renforcé les médias francophones, dirigé des commémorations majeures et, au sein de divers conseils d’administration, s’est consacré au service du public pendant de nombreuses années ».

L’ex-joueuse de soccer canadienne et capitaine de l’équipe nationale pendant plusieurs années, Christine Sinclair, a été promue au sein de l’Ordre à titre de compagne. C’est aussi le cas de l’ancien hockeyeur du Canadien de Montréal, Yvan Cournoyer, qui a évolué pendant plus de 15 ans pour les Glorieux dans les années 1960 et 1970.

Les nouveaux membres seront décorés lors d’une cérémonie à une date ultérieure.