Ivanie Blondin de retour à Orléans pour inspirer les jeunes
OTTAWA – La Franco-Ontarienne Ivanie Blondin, médaillée olympique, poursuit sa tournée dans son patelin d’Orléans à la rencontre des jeunes. Après sa récente visite aux Concordes de Gloucester, son ancien club de patinage de vitesse, l’athlète était de passage jeudi dans ses deux anciennes écoles, l’École secondaire catholique Garneau et l’École élémentaire catholique Des Voyageurs.
« C’est notre championne olympique et une ancienne élève de l’école. Sa présence montre aux enfants qu’ils peuvent réaliser leurs rêves s’ils travaillent fort et persévèrent pour atteindre leurs objectifs », souligne le directeur de l’école élémentaire catholique Des Voyageurs, Jean Gauthier. Il rappelle que ce n’est pas la première fois que l’athlète revient dans son ancienne école.
Ivanie Blondin a échangé avec les élèves, qui ont aussi célébré ses performances aux Jeux olympiques. À cette occasion, elle n’a pas manqué d’exprimer sa fierté franco-ontarienne.
« Je suis fière d’être franco-ontarienne. La communauté est très forte et c’est toujours spécial d’être entourée de gens qui partagent cette identité. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je suis ici aujourd’hui », a déclaré Ivanie Blondin à ONFR.
Son message aux jeunes : continuer à foncer et surtout avoir du plaisir.

« Mes Jeux à Milan sont les premiers où j’ai vraiment eu beaucoup de plaisir. C’était mon objectif en y allant », a expliqué la patineuse, qui a remporté la médaille d’or à la poursuite par équipe et l’argent au départ groupé en Italie.
« Dans le passé, il y a eu des périodes où le plaisir n’était pas toujours là. Alors je dirais aux jeunes d’en profiter », ajoute cette athlète qui se définit comme très compétitive.
La patineuse, qui fêtera bientôt ses 36 ans, compte quatre médailles olympiques en autant de participations aux Jeux, ainsi que plus d’une centaine de médailles aux championnats du monde. Mais son parcours n’a pas été sans obstacles.
« Dans ma carrière, il y a eu beaucoup plus de bas que de hauts. Aujourd’hui, on me voit avec des médailles au cou, mais pour en arriver là, j’ai connu beaucoup de défaites. »
Selon elle, ce sont justement ces moments difficiles qui ont défini sa carrière. « J’avais un but et j’ai persévéré jusqu’à atteindre mon objectif. »
L’athlète salue aussi le soutien de ses parents, qui l’ont accompagnée partout : en Ontario, au Québec, à Montréal, à Calgary et dans de nombreuses compétitions à travers le monde.
« Je ne serais pas ici sans eux. Quand j’étais jeune, la motivation venait de moi. Mes parents ne m’ont jamais poussée, ils m’ont simplement soutenue. Ma mère insistait toujours pour que je prenne soin de ma santé et que je me repose quand j’étais trop fatiguée. »

Concernant la suite, Ivanie Blondin dit vouloir continuer à avancer.
« Je suis quelqu’un qui ne s’arrête jamais. Cet été, je vais faire du vélo avec une équipe professionnelle américaine et nous venons aussi d’acheter une maison à Cambridge où il y aura de grosses rénovations », conclut-elle.