Kelly Burke, ombudsman adjointe chargée des services en français. Crédit image: Jackson Ho
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Kelly Burke sera la prochaine commissaire aux langues officielles

Kelly Burke, ombudsman adjointe chargée des services en français. Crédit image: Jackson Ho
Kelly Burke est l'ancienne ombudsman adjointe chargée des services en français de l'Ontario. Crédit image: Jackson Ho

OTTAWA — Le premier ministre Mark Carney a approuvé la nomination de la juriste franco-ontarienne Kelly Burke comme prochaine commissaire aux langues officielles, et ce, pour un mandat de sept ans.

Le certificat de nomination a été déposé ce lundi aux Communes par Kevin Lamoureux, secrétaire parlementaire du leader du gouvernement à la Chambre des communes, après la période des questions. Sa nomination doit encore être approuvée par un comité parlementaire, puis par la Chambre des communes et le Sénat lors d’un vote, ce qui devrait en principe être une formalité.

À la fin de 2025, son nom avait été pressenti pour occuper cette fonction, elle qui doit remplacer Raymond Théberge, dont le mandat prend fin ce mercredi.

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada a dit « accueillir positivement » l’arrivée de Mme Burke, soulignant que « ce n’est vraiment pas le moment de laisser vacant le poste de commissaire aux langues officielles ».

« Outre la connaissance de nos communautés, nous tenions à ce que la personne qui succéderait à Raymond Théberge connaisse bien la Loi sur les langues officielles modernisée et la nouvelle approche que celle-ci représente. Mme Burke coche plusieurs cases importantes et nous lui offrons notre entière collaboration », a indiqué Liane Roy, présidente de la FCFA dans un communiqué.

Kelly Burke a été commissaire aux services en français de l’Ontario de 2020 à 2023. La Franco-Ontarienne, originaire de Cornwall, a notamment occupé le poste de sous-ministre adjointe au ministère des Affaires francophones de l’Ontario. Elle arrive au moment même où Ottawa doit adopter des règlements visant à renforcer les pouvoirs du commissaire aux langues officielles, notamment pour les pénalités financières.

« Nous avons besoin d’une commissaire qui fera partie du processus pour veiller à ce que les règlements remplissent la promesse de la Loi sur les langues officielles modernisée », mentionne d’ailleurs Liane Roy.

Le mandat de sept ans de Raymond Théberge avait été prolongé deux fois au cours de la dernière année à titre intérimaire.