La gouverneure générale Mary Simon. Crédit image: Sgt Johanie Maheu, Rideau Hall
Politique

La prochaine gouverneure générale sera bilingue, assure Carney

La gouverneure générale Mary Simon. Crédit image: Sgt Johanie Maheu, Rideau Hall

La prochaine personne qui occupera le poste de gouverneur général parlera le français et l’anglais, a affirmé le premier ministre Mark Carney.

« Bilingue, français et anglais », a répondu M. Carney au micro de l’émission Tout un matin sur les ondes de ICI Radio-Canada Première, vendredi.

Interrogé par l’animateur Patrick Masbourian à savoir s’il s’engageait à nommer une personne bilingue à titre de représentant de la Couronne, le premier ministre a répondu : « Absolument ».

Le mandat de cinq ans de la gouverneure générale Mary Simon, nommée en juillet 2021, doit prendre fin cet été. Bien que son bureau n’ait pas encore confirmé son départ, son époux, Whit Fraser, a indiqué au Globe and Mail la semaine dernière que le couple prévoyait quitter Rideau Hall, la résidence officielle.

L’absence de maîtrise du français de Mary Simon a fait l’objet de vives critiques au cours des dernières années, notamment de la part des partis d’opposition à Ottawa qui avaient dénoncé cette nomination de Justin Trudeau. Mme Simon s’était pourtant engagée à apprendre le français, elle qui maîtrise l’anglais et l’inuktitut et qui est devenue la première personne d’origine autochtone à occuper ce poste.

Depuis sa nomination en 2021, Mary Simon a accumulé près de 228,7 heures de cours de français, selon des données publiées en octobre 2024. Cela représente une moyenne de près de six heures par mois, ou 90 minutes par semaine. En septembre 2025, ces leçons de langue avaient coûté près de 50 000 $ aux contribuables canadiens, selon une réponse du gouvernement aux questions du député bloquiste Xavier Barsalou-Duval.

Sa nomination avait généré près de 1300 plaintes au Commissariat aux langues officielles en 2021, l’un des volumes les plus élevés des dernières années. Toutefois, le commissaire de l’époque, Raymond Théberge, avait estimé que ces plaintes n’étaient pas fondées, puisque la décision finale de nomination relevait du premier ministre. Or, comme ce dernier n’est pas considéré comme une institution fédérale, il n’est pas assujetti à la Loi sur les langues officielles.

L’ex-commissaire Théberge jugeait d’ailleurs qu’imposer l’obligation du bilinguisme pour ce poste « serait une très bonne décision ». Le gouverneur général du Canada est le représentant officiel du roi Charles III au Canada.