Le FestivÎLES rassemble francophones et anglophones à Gananoque
GANANOQUE — Des concerts de LGS et de Sugar Crush, du théâtre de Molière et une série d’activités familiales gratuites : Le FestivÎLES revient à Gananoque du 30 juillet au 2 août avec l’ambition de rapprocher les communautés francophone et anglophone de la région des Mille-Îles.
Ce qui avait commencé comme un événement d’une journée seulement s’étend désormais sur quatre jours consécutifs.
« Nous avons ajouté davantage de spectacles et d’activités, et nous espérons connaître notre plus importante édition à ce jour », explique Jennifer Baril, organisatrice du festival.
Le festival bilingue, qui en est à sa cinquième édition, avait accueilli environ 10 000 personnes l’an dernier.
« Le FestivÎLES a pour objectif de célébrer la culture francophone de notre région et de redonner à la communauté », ajoute-t-elle.
Organisé par la Ville de Gananoque, le festival prend place dans une municipalité principalement anglophone, située à environ 30 minutes de Kingston et à proximité du Québec. Cette situation géographique contribue, selon les organisateurs, à attirer un public francophone.
« Gananoque est une destination touristique populaire et, pendant les vacances de la construction au Québec, nous constatons une forte augmentation du nombre de touristes francophones », souligne Jennifer Baril.

Pour Dalena Nguyen, une étudiante bilingue au centre d’information touristique de Gananoque qui contribue à l’organisation de l’événement, le festival permet aussi de faire rayonner le français à l’extérieur des principaux bastions franco-ontariens.
« Notre objectif est de rassembler les francophones et les anglophones. Le Canada est un pays bilingue et nous voulons proposer des activités dans les deux langues », indique-t-elle.
Des artistes franco-ontariens en tête d’affiche
« Nous avons un important volet francophone avec Kristine St-Pierre, LGS et Sugar Crush », fait valoir Dalena Nguyen.
La journée du vendredi 31 juillet sera sous le signe de la musique folk et country.
La chanteuse Jenny Whiteley se produira de 13 h à 15 h, au 1000 Islands History Museum. Issue d’une famille de musiciens de Toronto, elle a remporté deux prix Juno. Son répertoire, principalement anglophone, comprend également quelques chansons en français.

L’auteure-compositrice-interprète bilingue Kristine St-Pierre montera sur scène à 19 h. Cette Ottavienne, qui a reçu le titre d’artiste francophone de l’année de la Country Music Association of Ontario en 2025 et en 2026, propose un mélange de folk, de roots et de country.
LGS prendra le relais à 20 h 15. Le groupe, connu pour son mélange de musique traditionnelle canadienne-française, de pop et de sonorités contemporaines, compte quelque 13 prix Trille Or.
Le samedi 1er août, Sugar Crush clôturera la soirée musicale. Formé de Joanie Charron et de Marie-Soleil Provost, le duo franco-ontarien se démarque par une musique country traditionnelle qui emprunte aussi au folk, au bluegrass et à la musique folklorique.
La présence francophone se poursuivra jusqu’à la clôture du festival, le dimanche 2 août. Le Fâcheux Théâtre présentera à 15 h une adaptation du Malade imaginaire de Molière au parc de la Ville.
Basée à Gatineau, cette compagnie professionnelle revisite des œuvres du répertoire classique pour les faire résonner avec des enjeux contemporains. Il s’agit de la troisième année de partenariat entre le festival et la compagnie dans le cadre de Molière dans le parc.

Une programmation pour tous les âges
En marge de ces têtes d’affiche, la programmation commencera le jeudi 30 juillet avec, en plus des spectacles musicaux, des activités pour les enfants, une projection cinématographique au parc de la Ville ainsi que des visites guidées en français.
« Il y a de la musique, des activités pour les enfants et du théâtre en français. Le festival s’adresse à tout le monde, aux enfants comme aux adultes », résume Dalena Nguyen.
Toutes les activités sont gratuites et se dérouleront notamment au parc de la Ville, au parc Joel Stone, à la Bibliothèque publique de Gananoque et dans les musées locaux.