Les accusations de violence conjugale contre le député Chris Scott retirées
Les accusations d’agression et d’agression armée à l’encontre du député de Sault-Sainte-Marie, Chris Scott, qui avait été arrêté un an plus tôt, ont été retirées par la Couronne. L’élu, qui n’a cessé de clamer son innocence, avait été renvoyé du caucus progressiste-conservateur de Doug Ford, qui a confirmé ce mercredi qu’il ne le réintégrera pas.
Le député Chris Scott, qui avait été arrêté par les services de police de Toronto le 21 septembre 2025 pour des allégations d’agression dans un contexte de violence conjugale, a vu la Couronne retirer l’ensemble des chefs d’accusation qui pesaient contre lui.
Le premier ministre Doug Ford avait pris la décision de l’exclure du Parti progressiste-conservateur (PC). Élu en 2025 lors des élections générales, il était également l’adjoint parlementaire du ministre de l’Énergie et des Mines Stephen Lecce.
Le député de Sault-Sainte-Marie, qui n’avait pas démissionné, siégeait donc depuis en tant que député indépendant.
« Depuis le tout début, j’ai soutenu que je n’avais rien fait de répréhensible. Je n’ai commis aucun crime, je n’ai exercé aucune violence et j’ai constamment clamé mon innocence. Aujourd’hui, je suis reconnaissant que cette affaire se soit conclue par un processus guidé par les preuves, l’équité et le respect des voies de droit », a publié, ce jour, Chris Scott sur son compte officiel X.
Celui-ci a également partagé le contexte dans lequel l’affaire s’inscrit, des difficultés personnelles et familiales, à savoir un divorce l’été 2025.
« Ce sont des affaires profondément intimes, et je crois qu’il faut faire une distinction entre l’examen public légitime lié à une fonction élective et les détails privés de la vie d’une famille », a-t-il plaidé, avant de reconnaître la gravité des allégations de cette nature.
M. Scott a également soutenu que de telles accusations devaient être appuyées par des preuves et qu’elles « ne reflétaient pas la vérité des faits ».
Il a conclu en réaffirmant son engagement envers sa circonscription de Sault-Sainte-Marie, pour en défendre les intérêts et faire preuve d’une représentation solide pour répondre à ses défis.
Ce mercredi, en mêlée de presse à Queen’s Park, le leader parlementaire du gouvernement Steve Clark a confirmé que M. Scott ne retournerait pas au sein des rangs du PC pour autant.
« Non, il ne réintégrera pas le caucus (…) Nous soumettons nos membres à des normes plus élevées, et lorsqu’il a été accusé, nous avons pris la décision. J’ai écrit au greffier pour indiquer qu’il n’était plus membre. Il peut siéger comme indépendant, poser des questions et agir comme député provincial comme n’importe qui d’autre, mais pour ce qui est d’être membre du caucus PC, non », a-t-il maintenu auprès des journalistes.