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Les francophones s’installent au campus de Kemptville

KEMPTVILLE – Le drapeau franco-ontarien flottera prochainement au campus de Kemptville. Lundi 11 avril, le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) a confirmé l’ouverture d’une école dans ces mêmes locaux.

SÉBASTIEN PIERROZ
spierroz@tfo.org | @sebpierroz

Le campus de Kemptville, composé d’une dizaine de bâtiments, accueillera à partir de septembre ce nouvel établissement d’abord pour les élèves de la maternelle à la 6e année, puis ceux du secondaire à partir de 2018.

« Nous allons occuper deux bâtiments », explique à #ONfr, la vice-présidente du CEPEO, Lucille Collard. « On parle de 144 élèves pour la rentrée 2016 puis quasiment 500 par la suite. »

Situé à une trentaine de minute au sud d’Ottawa, le campus de Kemptville sort progressivement du pétrin. Voué essentiellement à la formation agricole jusqu’en 2014, le campus avait alors subi le désengagement soudain de l’Université de Guelph, laissant augurer pour lui un souvenir sombre.

Le dossier faisait directement écho à celui du Collège d’Alfred, son pendant francophone dans l’Est ontarien, lui aussi en difficulté après le retrait de l’Université de Guelph.

Ce coup du sort obligeait du coup la municipalité de North Grenville, administratrice directe de la ville de Kemptville, à trouver des nouveaux locataires pour relancer le campus.

 

Le CECCE aussi présent

Le conseil public s’ajoute en tout cas à son homologue du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE). En décembre dernier, ce dernier avait annoncé la mise en place sur le campus d’un nouveau pavillon de l’École élémentaire catholique Sainte-Marguerite-Bourgeoys pour les élèves de la maternelle à la 9e année, et ce à compter de la prochaine rentrée scolaire.

De 2017 à 2019, l’établissement accueillera progressivement des élèves de la maternelle à la douzième année.

Pour les deux conseils scolaires, il s’agit de la première école à North Grenville. Iront ils jusqu’à partager leurs ressources ? « Nous sommes ouverts à cette idée », confie Mme Collard.

Si les terrains et les installations du campus de Kemptville appartiennent à l’Institut agricole de l’Ontario, l’Université de Guelph s’occupe toujours de leur exploitation et de leur entretien en vertu d’une entente se terminant en 2018, d’après les informations du ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales.

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