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Pierre Ouellette devient recteur de l’UOF

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – L’Université de l’Ontario français (UOF) a dévoilé l’identité de son nouveau recteur. L’ancien recteur de l’Université de Hearst, Pierre Ouellette, prendra la tête de l’université torontoise dès le 7 juillet prochain, à deux mois de la première rentrée.

Natif de la région de Kapuskasing, M. Ouellette a notamment été recteur de l’Université de Hearst de 2011 à 2016, au sein de laquelle il a piloté la transformation de l’offre de l’établissement contribuant ainsi à une forte augmentation du recrutement étudiant. Il a par la suite rejoint Radio-Canada à titre de directeur de Radio-Canada Ontario.

« J’ai véritablement eu un coup de cœur pour tout ce qu’il y a d’innovant à l’Université de l’Ontario français et je suis très heureux de me joindre à ce projet névralgique et mobilisateur pour l’Ontario et la francophonie », a réagi l’intéressé. « C’est un privilège pour moi de mettre mon expérience et mon expertise au service de cet établissement unique qui mise sur une approche nouvelle et qui se distingue au sein de l’environnement universitaire francophone et canadien », a-t-il ajouté.

Le Conseil de gouvernance salue un « ambassadeur franco-ontarien remarquable ». « On a été impressionné par l’expression du leadership et de la créativité de M. Ouellette ainsi que par ses expériences diversifiées notamment en gestion universitaire, vante Dyane Adam, présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français selon qui son arrivée constitue « un atout indéniable pour la poursuite de nos objectifs et la réalisation de nos
projets. »

Et d’ajouter : « Je crois qu’on a trouvé le bon capitaine à bord pour les prochaines années. »

Nombreuses réactions

« Son expérience de directeur régional à Radio-Canada Ontario et surtout ses cinq années d’expérience à titre de recteur à l’Université de Hearst nous confortent à l’idée qu’il saura mener de main de maître les mandats qui lui seront confiés et qu’il contribuera à l’épanouissement de cette institution », a réagi Carol Jolin, président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario.

Même concert d’éloge sur les réseaux sociaux : « Quel bon choix ! » s’est exclamé le professeur Normand Labrie. « Un bon capitaine à la barre de l’UOF, juge le sociologue Marc Johnson. « Nous nous réjouissons de cette excellente nouvelle pour l’Ontario français et nous avons très hâte de collaborer avec vous ! » a déclaré Serge Miville, le nouveau recteur de l’Université de Sudbury.

Le directeur général du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) accueille la nouvelle avec satisfaction : « D’abord parce que l’UOF aura son recteur avant la rentrée, mais également car M. Ouellette connaît très bien l’éducation postsecondaire francophone en Ontario et le contexte des petites institutions d’enseignement », relève François Hastir. Il se dit convaincu que le nouveau recteur va travailler dans la perspective d’un réseau universitaire ontarien, au même titre que les recteurs des autres universités.

« On a hâte de travailler avec M. Ouellette », ajoute Fiona Labonté, présidente de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) qui souhaite plus de communication et de collaboration avec la communauté de la part de l’UOF. En terme de programmes, « le futur bac en éducation est « un bon début pour répondre aux besoins de la communauté et on a hâte de voir ce qui va se passer ensuite. »

UOF : contexte sensible, confiance fragile

L’arrivée de M. Ouellette intervient dans un contexte sensible pour la jeune institution, marquée par le passage éclair de son prédécesseur, André Roy, qui ne sera resté recteur que six mois.

Depuis sa démission, l’intérim était assuré par le tandem Édith Dumont-Denis Berthiaume. Les deux vice-recteurs ont notamment mis en place des programmes courts, développé un cinquième baccalauréat (en éducation, en cours d’approbation) et tenté de redresser l’image de l’UOF dans l’estime des futurs étudiants.

Si le départ de M. Roy coïncidait avec des chiffres d’admission mitigés, en dessous de l’objectif affiché de 200 inscrits, Dyane Adam a toujours affirmé que son départ n’était en rien lié à ces résultats.

Mi-janvier, au terme d’une campagne de communication très courte, due à l’approbation tardive de son ministère de tutelle, l’UOF n’était parvenue à séduire que 19 étudiants issus des écoles secondaires de la province, et une vingtaine d’étudiants canadiens et internationaux, selon les statistiques du Centre de demande d’admission aux universités de l’Ontario (OUAC). Depuis, le nombre de demandes d’admission a dépassé la centaine.

Abandonné en 2018 puis ressuscité l’année suivante, sous la pression de la communauté franco-ontarienne, l’UOF est financée sur huit ans par les gouvernements fédéral et ontarien, à hauteur de 126 millions de dollars. La toute première rentrée est fixée au 7 septembre.

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