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Priorités franco-ontariennes : l’AFO révèle les réponses des partis

Temps de lecture : 3 minutes

L’Assemblée de la francophonie en Ontario (AFO) a publié le résultat de son questionnaire permettant de comprendre quelles positions prennent les quatre partis dans les dossiers d’importances pour les francophones.

Il est question ici d’avoir l’avis des formations politiques sur les thèmes suivants : la pénurie de main-d’œuvre francophone, étendre l’accès à des soins de santé et de soins de longue durée en français. Des sujets largement exploités sur les plateformes électorales. Mais il est aussi question d’agrandir l’espace francophone en Ontario et d’appuyer les organismes à but non lucratif.

Le questionnaire visait « à mieux connaître la position des partis politiques provinciaux et à les faire connaître à la communauté franco-ontarienne », indique l’intitulé de ce sondage.

En français, s’il vous plaît

Il est demandé aux partis s’ils créeront un poste de conseiller en affaires francophones au bureau du premier ministre. Alors que le Parti progressiste-conservateur se vante d’avoir « été le premier à créer ce poste », ses adversaires y répondent favorablement.

À l’issue de ces élections, la formation gagnante devra plancher sur plusieurs réformes. Parmi les nombreux dossiers francophones en attente, quel sera le premier à attirer son attention ?

Dans les 100 premiers jours, le Nouveau Parti démocratique (NPD) promet de « combler les lacunes dévastatrices en matière d’éducation en français suite à la perte des nombreux programmes à l’Université Laurentienne ».

Faisant régulièrement état de son bilan dans ce sondage, le Parti progressiste-conservateur de l’Ontario (PPC) indique vouloir continuer à travailler sur la modernisation de la Loi sur les services en français.

De son côté, le Parti vert dit vouloir s’assurer « que les documents numériques partagés par les organismes dans le secteur public seront disponibles en français autant que possible ».

Dans la même veine, le NPD s’engage à « augmenter le financement provincial pour les services de bibliothèque numériques ».

Éducation francophone

Seuls le Parti vert et les libéraux proposent en priorité – dès les 100 premiers jours de leur mandat – de faire de l’Université de Sudbury une institution francophone indépendante « avec une entente facilitant le transfert de crédits entre l’Université de Sudbury et l’Université Laurentienne ».

Sur le volet éducation de ce sondage, tous les partis s’accordent sur le futur statut de l’Université de Sudbury.

Mais, sur la question d’un financement de base par le gouvernement provincial de l’établissement, les verts, le NPD et les libéraux donnent leur consentement.

L'Université de Sudbury.
L’Université de Sudbury. Crédit : Dominique Demers

Le parti de Doug Ford, énumère ses exploits, tels que l’autonomie de Université de Hearst et le financement de l’Université de l’Ontario français (UOF). Il se réjouit d’avoir « référé l’Université de Sudbury au CEQEP (Commission d’évaluation de la qualité de l’éducation postsecondaire) ».

Immigration francophone

La main-d’œuvre dans de nombreux secteurs se fait rare en Ontario. Les entreprises francophones, mais aussi les préposés en soins de santé, les agriculteurs francophones et tant d’autres, ont besoin de personnel dans leur rang. Une des solutions serait d’ouvrir les portes de l’Ontario à plus d’immigration francophone.

À la question « Est-ce que votre parti politique s’engage à atteindre sa cible de 5 % ? », les verts et le NPD promettent de s’y engager. Le Parti libéral est résolu : « Oui (…), il est temps que l’Ontario prenne en charge sa propre immigration et prenne le contrôle des personnes que nous accueillons (…). Nous veillerons également à ce qu’un ministre de l’Immigration aide ces nouveaux arrivants dans leur domaine ».

Quant au PPC, il indique : « Notre gouvernement a dépassé la cible de 5 % et nous continuerons de le faire ».

L’élection est le 2 juin.

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