Société

Santé mentale : la police d’Ottawa et Le Royal lancent une équipe mobile

Le SPO collabore avec les professionnels pour renforcer l’intervention en santé mentale sur le terrain. Service de police d'Ottawa

OTTAWA – Le Service de police d’Ottawa (SPO) déploie à partir du printemps une nouvelle unité de soutien mobile en santé mentale en partenariat avec l’hôpital Le Royal. Il s’agit d’une deuxième équipe du genre après celle lancée à l’automne dernier avec l’Hôpital d’Ottawa. Une troisième équipe dédiée au moins de 16 ans est également attendue.

Cette nouvelle collaboration jumellera un professionnel de la santé mentale de la future clinique de soins urgents du Royal, dont l’ouverture est prévue au printemps, à un agent spécialement formé de l’Unité de la santé mentale du SPO.

Ensemble, ils interviendront directement sur le terrain en réponse aux appels 911 comportant un enjeu de santé mentale, partout à Ottawa.

« L’objectif de cette unité conjointe est d’offrir une évaluation immédiate et sur place, axée sur le désamorçage des situations de crise et l’orientation vers les ressources adéquates », a expliqué à ONFR l’agent du SPO André Hart, porte-parole du SPO.

L’un des principaux atouts de cette unité est sa capacité à obtenir les soins appropriés, quand et où les gens en ont besoin.

« Un policier de patrouille répond à un appel, puis passe au suivant. Nous, on peut passer plus de temps avec une personne, apprendre à la connaître, comprendre son réseau de soutien et assurer des suivis », souligne M. Hart.

« Souvent, il y a une raison derrière ce que vivent les gens : un trauma, un abus, un événement marquant. Nous, on prend le temps de comprendre et d’agir autrement », ajoute-t-il.

Par ailleurs, selon M. Hart, une troisième unité, dédiée aux jeunes de 16 ans et moins, est également prévue prochainement. Il s’agit d’une équipe mobile d’intervention en situation de crise constituée d’un agent de l’Unité de la santé mentale du SPO et d’un intervenant du Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa, organisme à but non lucratif au service des jeunes .

« On va avoir trois équipes à travers la ville, qui couvriront tout Ottawa », précise l’agent.

Une réponse réclamée par la communauté

Ce modèle d’intervention découle directement des consultations communautaires menées par le Service de police d’Ottawa.

« C’est vraiment une demande de la communauté. Les gens voulaient voir une approche différente. Ce n’est pas toutes les situations qui ont besoin d’une réponse policière axée sur la loi », reconnaît M. Hart.

La question linguistique fait également partie des priorités du service.

« Ottawa, c’est vraiment bilingue. Presque tous nos policiers parlent français », assure le représentant du SPO.

De sont côté, Stephanie Carter, Directeur exécutif des services cliniques souligne que Le Royal est « heureux de recruter activement un travailleur social bilingue afin que les résidents francophones puissent bénéficier d’un soutien dans la langue de leur choix ».

Et de conclure : « À mesure que le programme continue de se développer, il reste essentiel de garantir des soins de santé mentale accessibles et adaptés dans les deux langues officielles. »