Un pipeline de 3300 km pourrait relier l’Ontario et l’Alberta
CALGARY – L’Ontario et l’Alberta prévoient de construire un pipeline de 3300 km de long qui voyagerait vers l’est, depuis Hardisty, en Alberta, jusqu’à la ceinture de raffinage à Sarnia, en Ontario. L’infrastructure serait construite avec de l’acier canadien exclusivement et permettrait d’acheminer 500 000 barils de pétrole brut par jour. Une étude de faisabilité est en cours, notamment pour évaluer les coûts du projet, avec des conclusions attendues d’ici la fin de 2026.
Le premier ministre ontarien, Doug Ford, et la première ministre albertaine, Danielle Smith, sont réunis à Calgary ce lundi pour dévoiler le tracé proposé d’un pipeline d’envergure.
Intitulé « Bouclier pour le Nord » quant au transport d’énergie, ce pipeline acheminerait du pétrole sur 3 300 km de Hardisty, en Alberta, à Sarnia, en passant par la Saskatchewan et le Manitoba, restant uniquement au sein des frontières canadiennes donc.

Si initialement la configuration du pipeline et des stations de pompage devait permettre de transporter 500 000 barils de pétrole brut par jour, la capacité d’expansion permettrait d’acheminer jusqu’à 800 000 barils par jour.
L’Ontario étudie également les possibilités d’étendre les connexions du pipeline vers de nouveaux ports ainsi que vers des ports existants.
Les deux premiers ministres ont chacun mis l’emphase sur le gain pour l’économie, et la création et la protection des emplois au pays : « Notre projet de couloir « Bouclier pour le Nord » de transport de l’énergie est un plan visant à protéger les travailleurs de l’Ontario, de l’Alberta et de toutes les régions du pays », a insisté Doug Ford.
« En reliant les ressources énergétiques de l’Alberta aux raffineries et aux marchés canadiens, nous pouvons créer des emplois, stimuler notre économie et mieux exploiter les ressources de classe mondiale dont nous disposons déjà », a affirmé Danielle Smith.

Conclusion de l’étude de faisabilité d’ici fin 2026
En toile de fond également, on trouve la volonté de réduire la dépendance du Canada à l’égard des marchés étrangers et de renforcer les chaînes d’approvisionnement intérieures.
L’Ontario a officiellement lancé l’étude de faisabilité, dont les conclusions sont attendues d’ici la fin de 2026. Supervisée par Infrastructure Ontario à titre de conseiller commercial, une équipe d’experts (incluant GHD, EY Canada, Mokwateh, AtkinsRéalis, Wood et Turner & Townsend) est actuellement chargée d’évaluer les coûts, les modèles commerciaux et les opportunités connexes, telles que la modernisation du réseau électrique et la création de réserves stratégiques de pétrole.
La province dit s’engager également à mener des consultations auprès des communautés autochtones, tout en prévoyant un financement pour leur permettre de devenir de véritables partenaires financiers dans le développement de ce corridor énergétique.
Plus de détails à venir…