« Je ne vise ni la deuxième ni la troisième place », Ivanie Blondin déjà tournée vers l’or olympique
La dernière étape de la Coupe du monde de patinage de vitesse, disputée à Inzell, en Allemagne, en fin de semaine dernière a marqué la fin de la saison internationale préolympique pour Ivanie Blondin. Un rendez-vous clé pour l’Ottavienne, qui lui a permis de multiplier les courses, de faire le point sur sa préparation et de se projeter vers l’objectif ultime : les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026.
Comme à son habitude, Ivanie Blondin a choisi un programme chargé à Inzell. Elle s’est alignée sur plusieurs distances afin d’accumuler les situations de course en contexte de très haut niveau.
Sur le départ groupé, son épreuve phare, elle a pris la quatrième place, doublée sur la ligne par l’Américaine Mia Manganello qui a validé, grâce à cette troisième place, son sacre au classement général. C’est la Néerlandaise Marijke Groenewoud qui a remporté la course. Elle a devancé la compatriote de Blondin, Valérie Maltais, deuxième. La Franco-Ontarienne regrette un incident dans le dernier tour qui lui a coûté ses chances de victoire finale sur la course mais aussi au classement général.
« Je me suis fait bousculer vers l’arrière, ce qui ne m’a pas permis de conserver ma position, ni d’avancer comme je l’aurais souhaité. C’est évidemment frustrant, surtout à ce moment clé de la course, et cela a eu un impact direct sur le résultat final. »
Blondin s’est également alignée sur le 1500 m et le 3000 m, deux distances qu’elle a conclues au 10e rang. Elle a enfin pris part au sprint par équipes aux côtés de Béatrice Lamarche et Carolina Hiller-Donnelly. Une épreuve qui ne figure pas au programme olympique mais où le Canada a décroché la deuxième place, derrière les Pays-Bas, représentés par Marrit Fledderus, Nadine Verkerk et Irene Grevelt.

Une saison de Coupe du monde riche en apprentissages
Au-delà de cette dernière étape allemande, la saison de Coupe du monde d’Ivanie Blondin aura été marquée par une alternance de performances solides et de courses plus complexes, dans un contexte de concurrence de plus en plus relevée sur le circuit international.
« Cette saison de Coupe du monde, je dirais qu’elle a été faite de hauts et de bas. Mais, elle a été aussi très riche en enseignements. J’ai dû m’adapter à différents contextes de course et continuer à ajuster certains aspects de ma préparation. Même si les résultats ne reflètent pas toujours le travail accompli, cette saison m’a permis de consolider des bases importantes en vue de la suite. »
Sur l’ensemble de la saison de Coupe du monde, Ivanie Blondin a confirmé une polyvalence rare sur le circuit international. Elle termine 8e au classement général du 1500 m, 10e au classement général des longues distances, 3e au classement général du départ groupé, son épreuve de spécialité, et 2e au classement général du sprint par équipes avec le Canada. En poursuite par équipes, discipline olympique majeure, elle a conclu la saison au 1er rang du classement général, avec Valérie Maltais et Isabelle Weidemann.
Ces résultats placent la Franco-Ontarienne dans le top 10 mondial de toutes les disciplines auxquelles elle a pris part. Un accomplissement remarquable à l’approche des Jeux olympiques.

Cap sur Milan-Cortina avec une ambition intacte
À quelques jours des Jeux olympiques, l’état d’esprit d’Ivanie Blondin est clair : poursuivre le travail, peaufiner les détails et arriver prête le moment venu.
« À l’approche des Jeux olympiques, mon état d’esprit est résolument tourné vers la progression et la confiance dans le processus. L’expérience accumulée au fil des années m’aide à garder une vision claire : rester concentrée sur ce que je peux contrôler, continuer à peaufiner les détails et arriver à Milan-Cortina prête à performer le jour J. »
Sa troisième place au classement général du départ groupé sur l’ensemble des Coupes du monde lui reste en travers de la gorge.
« Une troisième place au classement général, c’est une déception. Je ne vise ni la troisième ni la deuxième place. »
Une déclaration qui en dit long sur l’état d’esprit de l’Ottavienne, déterminée à ne viser que l’or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina qui se déroulent du 6 au 22 février.