Kelly Burke officiellement confirmée comme commissaire aux langues officielles
OTTAWA — La nomination de la juriste franco-ontarienne Kelly Burke a officiellement franchi la dernière étape, alors qu’elle a été confirmée à titre de commissaire aux langues officielles par le Parlement.
Le stade ultime du processus a été franchi lundi à la Chambre des communes à Ottawa, où les députés ont adopté une motion pour accepter la candidature. Cette approbation faisait suite à celle du Comité des langues officielles et du Sénat il y a deux semaines.
Cette triple validation est exigée en vertu de la Loi sur les langues officielles. Elle entrera en poste le 30 mars prochain, selon un communiqué du bureau du premier ministre Mark Carney.
Kelly Burke avait été nommée pour le poste à la fin du mois de janvier. Elle doit remplacer Raymond Théberge, qui a quitté ses fonctions après près de huit ans à la barre du Commissariat aux langues officielles.
« Je suis ravi, a commenté mardi le ministre des Langues officielles Marc Miller. C’est quelqu’un qui a œuvré dans le domaine durant toute sa vie et elle était vraiment de loin la meilleure candidate. Je suis confiant sur le fait qu’elle fasse une bonne job », a souligné celui qui a soumis sa candidature au premier ministre Mark Carney.
L’ancienne commissaire aux services en français de l’Ontario arrive en poste alors qu’Ottawa est en plein processus pour lui décerner de nouveaux pouvoirs de sanctions financières. En vertu de ces nouveaux pouvoirs, le bureau de Kelly Burke pourrait avoir le droit de dispenser des amendes allant jusqu’à 50 000 dollars à des entreprises du secteur du voyage qui ne respectent pas leurs obligations linguistiques.
Lors d’auditions publiques devant le Sénat et en comité, Kelly Burke avait promis d’être une commissaire avec du mordant.
Elle avait toutefois été floue sur son départ soudain du bureau de l’Ombudsman de l’Ontario en 2023, mais cela n’a pas empêché les députés de l’ensemble des partis à Ottawa d’accepter sa candidature.
Originaire de Cornwall, la Franco-Ontarienne a entre autres longuement travaillé dans la fonction publique ontarienne, notamment comme sous-ministre adjointe.