Sudbury : 4 millions de dollars pour promouvoir le soccer
SUDBURY – Le Collège Boréal et le Conseil scolaire du Grand Nord annoncent un projet de réaménagement du terrain d’athlétisme de l’école secondaire Macdonald-Cartier qui sera rénové selon les normes internationales de la FIFA. Cette initiative mène également à la création d’une nouvelle Académie de soccer et de futures collaborations avec des programmes sportifs du Collège Boréal.
Le Collège Boréal s’associe au Conseil scolaire du Grand Nord pour réaliser un projet sportif de grande envergure à Sudbury. C’est plus précisément avec l’école secondaire Macdonald-Cartier que le collège s’allie — un partenariat stratégique puisque l’école bénéficie déjà d’un terrain de soccer à proximité du Collège Boréal. « Tout était aligné pour qu’on développe un partenariat unique et novateur dans ce sens-là, pour nos élèves et également les étudiants du Collège Boréal », affirme Carl Dussault, directeur de l’éducation du Conseil scolaire du Grand Nord.
Ce projet de 4 millions de dollars a coûté 1,5 million au Conseil scolaire du Grand Nord et 2,5 millions au Collège Boréal. L’ouverture du terrain est prévue pour l’automne 2026. « C’était parfait, parce que le terrain existe, donc les coûts sont beaucoup moins élevés lorsqu’on retravaille la surface. On ajoute un petit peu plus d’espace, on a de la capacité de [1000] spectateurs et des lumières pour des matchs ou des joutes en soirée » explique Daniel Giroux, président du Collège Boréal.
Le terrain rénové pourra notamment abriter des matchs pendant trois saisons sur quatre grâce à sa nouvelle surface synthétique — une bonne nouvelle pour les joueurs qui souhaitent jouer pendant l’automne ou le printemps. « Dans le nord de l’Ontario, une des préoccupations avec l’herbe naturelle, c’est la durée. C’est très trempé au printemps, donc on ne peut pas l’utiliser, puis ça devient trempé rapidement à l’automne ».

Pour le Collège Boréal, ce projet est avant tout une réponse à un besoin venant de l’Association des étudiants et des étudiantes. « Ça fait des années qu’ils cherchent à avoir une équipe compétitive de soccer qui compétitionne contre les autres collèges de la province de l’Ontario. Et un des défis [c’est qu’on] n’avait pas accès à un terrain de soccer », affirme le président de l’établissement.
Dans le cadre de ce projet, le Collège Boréal formera d’ici cet automne deux équipes de soccer — une féminine et une masculine — qui tomberont sous la bannière des Vipères de Boréal. L’équipe est maintenant membre de l’Association athlétique des collèges de l’Ontario. « Ça va être un genre de saison préparatoire en septembre 2026 », explique le président de l’établissement « mais après ça, en septembre 2027, c’est là que ça va être la vraie saison normale et la première saison ».
Au-delà du soccer, ce projet veut attirer des étudiants-athlètes de la province et promouvoir des programmes liés au domaine sportif offerts par le Collège Boréal « tels qu’assistant-physiothérapeute, massothérapie, promotion de l’activité physique et de la santé. Ça, ce sont des programmes qui sont offerts au Collège Boréal. Ça, ce sont des programmes qui appuient directement les athlètes ».
Du côté de Macdonald-Cartier, qui a déjà sa propre équipe de soccer, ce projet signifie la création d’une Académie de soccer. Menée conjointement avec le collège, l’Académie a pour but d’offrir une orientation sportive aux étudiants-athlètes du secondaire, tout en offrant une proximité avec les activités et programmes proposés par le collège. « Le fait que ce partenariat-là rapproche nos équipes, rapproche nos étudiants et les élèves, ça donne des opportunités, des ouvertures à nos élèves d’être en contact avec le milieu collégial » dit le directeur de l’éducation.
Selon M. Dussault, ce projet permettra aussi aux étudiants du secondaire d’avoir des opportunités académiques en français. « En milieu francophone, ce qu’on veut, c’est aussi que nos élèves qui graduent de nos écoles secondaires puissent poursuivre au postsecondaire en français, pour garder notre richesse [et] notre vitalité au niveau de la francophonie ».