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Avions et trains interdits aux passagers ayant des symptômes de COVID-19

Temps de lecture : 3 minutes

Alors que le nombre de malades du coronavirus dépasse les 5000 au Canada et le millier en Ontario, Ottawa entend stopper les personnes contaminées avant qu’elles ne montent à bord des avions et des trains. Doug Ford, lui, fait la chasse, par décret, aux vendeurs malhonnêtes qui voudraient profiter de la pandémie.

« Les mesures qu’on a prises sont en train de fonctionner », a déclaré Justin Trudeau. Le premier ministre du Canada a exhorté les Canadiens à ne pas baisser la garde.

« On a besoin de continuer nos efforts, de rester à la maison et de faire tout ce qu’on peut pour empêcher que la pandémie ne frappe plus de gens », a-t-il insisté lors de la conférence de presse du jour, encourageant la distanciation sociale et le renoncement à tout déplacement non essentiel.

C’est dans cet esprit qu’il a confirmé la mise en place de contrôles dans le transport intérieur, dès la semaine prochaine, pour veiller au respect de l’interdiction de voyager quand on est malade.

La premier ministre du Canada, Justin Trudeau. Capture écran ONFR+

« À partir de lundi, midi, toute personne ayant des symptômes de COVID-19 se verra interdire l’accès aux train inter-villes. Si des gens essayent de voyager par avion ou par train, ils ne pourront pas s’ils ont des symptômes. On doit continuer de se protéger et prendre des décisions responsables. »

Le premier ministre a précisé lors de la séance des questions qui a suivi qu’il incomberait aux compagnies de mener ces tests. « On leur donnera plus d’outils. » Il a aussi justifié l’absence de tels contrôles dans les autobus car les compagnies ne dépendent pas de la gouvernance du Canada.

La chef de la Santé publique du Canada, Theresa Tam. Capture écran ONFR+

Le nombre de cas au Canada s’établit à 5153 dont 1144 en Ontario. La province la plus touchée a franchi aujourd’hui la barre psychologique du millier de contaminations, avec 151 cas supplémentaires déclarés.

Le taux d’hospitalisation au pays est de 7 %, a révélé la chef de la Santé publique du Canada, Theresa Tam. Plus de 165 000 tests ont été menés depuis le début de la pandémie. 55 morts sont à déplorer (dont 18 en Ontario), 27 000 à travers le monde, pour plus de 590 000 cas recensés. Plus de trois milliards de personnes sont confinées ce week-end sur la planète.

Commerce : Ford s’attaque aux pratiques déloyales

Le premier ministre ontarien Doug Ford a lui aussi martelé les consignes de distanciation sociale à la mi-journée aux côtés de la ministre de la Santé Christine Elliot et du ministre des Finances Rod Phillips. Il n’a pas écarté d’agir à l’échelle provinciale pour interdire les personnes ayant des symptômes de prendre le train. « Je vais en parler à Metrolinx » a-t-il déclaré.

Le gouvernement a par ailleurs émis un décret d’urgence qui entre en vigueur immédiatement et interdit aux commerces de détail et aux particuliers de la province de vendre des produits de première nécessité (masques, médicaments, disinfectants, produits d’hygiène) à un prix abusif.

La premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, et les ministres Elliot et Phillips. Capture écran ONFR+

Les particuliers en infraction risquent une amende de 750 $ ou, s’ils comparaissent au tribunal et sont reconnus coupables, une amende allant jusqu’à 100 000 $ et un an de prison. La facture pour les gérants ou dirigeants d’entreprise pris la main dans le sac sera encore plus salée : 500 000 $ maximum et un an de prison. Jusqu’à 10 millions $ si la société elle-même est sanctionnée.

« Nous mettons un terme aux pratiques malhonnêtes de ceux qui tentent de tirer profit de l’une des périodes les plus sombres de l’histoire de notre province », a prévenu Doug Ford.

« Si vous augmentez le prix de manière abusive, vous aurez droit à une contravention et vous vous exposerez à une amende, voire à une peine d’emprisonnement. »

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