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Beaucoup d’inquiétudes sur la Prestation d’urgence canadienne

Temps de lecture : 4 minutes

Privés temporairement d’emploi ou poursuivant une activité moins lucrative que le niveau d’aide offert, de nombreux Canadiens s’interrogent sur leur situation professionnelle précarisée par la pandémie de COVID-19. Le premier ministre a tenté de rassurer en conférence de presse.

« Ceux qui ont vu leur revenu réduit massivement mais qui continuent à travailler devrait avoir accès à la prestation canadienne d’urgence », a affirmé Justin Trudeau.

« On parle de gens qui travaillent 10 heures par semaine pour faire autour de 500 $ par mois. Dans les jours à venir, on va annoncer comment ces gens vont pouvoir s’inscrire pour recevoir la prestation. »

La premier ministre a soulevé le cas particulier des travailleurs dans les centres pour personnes âgées qui gagnent moins d’argent par mois que ce qu’ils recevraient avec la prestation s’ils ne travaillaient plus.

« On veut s’assurer que ces personnes qui font un travail si important continuent à le faire et on regarde comment leur donner un peu plus d’argent pour que ça vaille la peine de rester dans ces emplois essentiels », a-t-il indiqué, promettant des annonces en ce sens dans les jours à venir.

Le gouvernement travaille également sur les difficultés que pourraient rencontrer les étudiants dans leur recherche d’emploi au cours des prochains mois.

Jean-Yves Duclos, président du Conseil du Trésor. Capture d’écran ONFR+

Les demandes en ligne de Prestation canadienne d’urgence sont ouvertes depuis aujourd’hui sur le site du gouvernement fédéral, pour les personnes nées entre les mois de janvier et mars. Plus de 450 000 Canadiens l’ont déjà fait. Pour être éligible, il faut remplir les critères suivant :

  • être résident au Canada et avoir 15 ans ou plus ;
  • avoir cessé de travailler en raison de la COVID-19 et ne pas avoir quitté son emploi volontairement, ou être admissible aux prestations régulières ou de maladie ;
  • avoir gagné un revenu d’au moins 5 000 $ en 2019 ou dans les 12 mois précédant sa demande ;
  • être ou prévoir être sans revenu d’emploi ou de travail indépendant pendant 14 jours consécutifs au cours de la période initiale de quatre semaines. Pour les périodes de prestations suivantes, s’attendre à ne pas toucher de revenu d’emploi ou de travail indépendant.

2,1 millions de demandes d’assurance-emploi ont été traitées dans les deux dernières semaines par le gouvernement. « C’est plus que ce que l’on reçoit au cours d’une année complète », a rappelé Jean-Yves Duclos, le président du Conseil du Trésor.

200 dollars par enfant pour les familles ontariennes

« L’éducation doit continuer et on prend toutes les mesures pour que cela se produise », a pour sa part déclaré Doug Ford. Le premier ministre ontarien est revenu sur le soutien financier direct aux parents pour les aider à faire face à la fermeture prolongée des écoles et des services de garde d’enfants.

Avec son Programme de soutien aux familles, le gouvernement s’est engagé à verser 200 $ aux familles par enfant âgé de 0 à 12 ans et 250 $ par jeune âgé de 0 à 21 ans ayant des besoins particuliers.

Stephen Lecce, ministre de l’Éducation, au côté du premier ministre Ford. Capture d’écran ONFR+

 « Notre objectif est de continuer à soutenir les familles », a souligné le ministre de l’Éducation Lecce, alors que le système éducatif ontarien inaugure aujourd’hui la phase 2 de l’apprentissage à la maison.

« La fermeture des écoles et des services de garde a fortement perturbé leur quotidien et notre gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour les protéger. Ces fonds seront versés directement aux parents afin de les aider immédiatement à faire face aux répercussions de la pandémie. »

« Nous atteignons une étape critique dans notre lutte contre la COVID-19 et il est crucial que les écoles et les services de garde restent fermés », a expliqué la ministre de la Santé Christine Elliott.

« Nous allons soutenir les parents de notre province qui aident leurs enfants et toute leur famille à traverser cette crise sans précédent. »

Pas d’inversement de tendance sur le front de la pandémie

▶️ 309 nouveaux cas positifs en Ontario
▶️ 4 347 cas en Ontario (15 822 au Canada)
▶️ 132 décès (293 au Canada) et 1 624 guéris
▶️ 589 hospitalisés, dont 216 en soins intensifs
▶️ 78 796 tests réalisés, dont 329 sous investigation

Le nombre de personnes atteintes de COVID-19 a connu une nouvelle hausse ce lundi. Quelque 309 nouveaux cas ont été déclarés en Ontario pour un total de 4 347 contaminations.

Avec 13 décès supplémentaires, ce sont désormais 132 personnes qui ont perdu la vie depuis le début de la pandémie. 589 patients sont actuellement hospitalisés dont 216 font l’objet d’un suivi en soins intensifs.

Dr Howard Njoo, administrateur en chef adjoint de la Santé publique du Canada, Capture d’écran ONFR+

Au pays, le bilan est de 15 822 cas positifs déclarés pour 293 décès. « Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les éclosions dans les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée, s’est alarmé l’administrateur en chef adjoint de la Santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo.

« C’est un problème auquel toutes les provinces sont confrontées. Bien que les personnes âgées soient les plus à risque, personne ne peut prédire à quel moment une personne tombera malade, quel que soit son âge. »

Plus de 339 000 personnes ont subi un test de dépistage au Canada. « Il y a aussi des bonnes nouvelles, a ajouté l’expert. Cette semaine, la Colombie-Britannique a enregistré moins de cas que la semaine dernière. Bien qu’il soit encore trop tôt pour nous prononcer, cette baisse nous pousse à croire que notre action collective peut ralentir la propagation de la pandémie. »

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