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Carol Jolin réélu à la tête de l’AFO

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – Carol Jolin sera à la tête de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) jusqu’en 2022. L’organisme porte-parole des Franco-Ontariens annonce, ce jeudi, sa réélection par acclamation.

La période de candidature s’était achevée vendredi dernier. Et finalement, l’AFO confirme, ce jeudi, que personne ne s’est présenté contre Carol Jolin qui poursuivra son travail pour un troisième mandat.

Élu sans opposition pour la première fois en 2016, le résident d’Orléans avait alors succédé à Denis Vaillancourt, lequel ne pouvait se représenter pour un nouveau mandat.

Deux ans plus tard, M. Jolin avait été réélu par les membres de l’AFO, avec cette fois un adversaire, en la personne de Pablo Mhanna-Sandoval, alors président de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO).

Tout juste reconduit pour un troisième et dernier mandat, selon les statuts et règlements de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens, l’ancien enseignant explique pourquoi il souhaitait continuer.

« Je suis très heureux de pouvoir continuer le travail pour la communauté franco-ontarienne, car j’adore ce que je fais. J’ai la chance de travailler avec une très bonne équipe et nous avons encore beaucoup de choses à réaliser », confie-t-il à ONFR+.

Loi sur les services en français et sauvetage des organismes

Parmi ses priorités, la révision de la Loi sur les services en français et l’aide aux organismes franco-ontariens durement éprouvés par la COVID-19.

« Mon objectif, c’est d’avoir un projet de loi déposé, puis adopté, avant les prochaines élections [en 2022]. Nous sommes en plein sprint de lobbying, car on sent que les choses recommencent tranquillement du côté du gouvernement qui se concentrait – et nous le comprenons bien – d’abord sur la pandémie. On doit accélérer, car il reste moins de deux ans avant le prochain scrutin. »

Malgré plusieurs aides déjà annoncées pour les organismes franco-ontariens, M. Jolin espère aussi obtenir davantage pour soutenir leurs besoins.

 « Si rien n’est fait d’ici Noël, on risque d’avoir 11 à 12 % de nos organismes qui vont disparaître. Ce sont surtout ceux qui ne reçoivent aucune aide de Patrimoine canadien et qui vivent comme entreprises sociales ou grâce aux collectes de fonds qui nous inquiètent, car en ce moment ils n’ont aucune ressource. Souvent, ce sont les seuls organismes de leur communauté, le seul point de ralliement des francophones. Les perdre paverait la voie à l’assimilation. »

Aucune élection

Interrogé sur sa réélection par acclamation, M. Jolin se dit persuadé que ce n’est pas faute d’intérêt, mais peut-être davantage dû aux circonstances.

« Le dernier mandat n’a pas été facile. À peine réélu, il y a eu la résistance, puis en mars dernier, la COVID-19, ça a peut-être influencé les gens », explique-t-il. « Mais je ne suis pas inquiet, il y a des gens très qualifiés sur notre conseil d’administration et beaucoup d’autres leaders qui connaissent l’AFO. Je vais me charger de faire la promotion du poste pendant ces deux ans. »

Outre la présidence, d’autres postes étaient à pourvoir sur le conseil d’administration de l’AFO qui comprend 11 membres. Et là aussi, aucune élection ne sera nécessaire lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, le samedi 24 octobre.

Claudette Gleeson a été élue administratrice pour la région du Nord-Ouest, Jason Dupuis pour la région de l’Est, Dominique Janssens représentera la région Centre et Alexi Breton le Nord-Est. Michelle Nadeau occupera, pour sa part, le poste réservé au groupe « jeunesse ».

La durée de mandat de tous les nouveaux élus, incluant celui de la présidence, est de deux ans.

Article écrit en collaboration avec Benjamin Vachet

Cet article a été mis à jour à 14h07

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