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Des parents anglophones se rallient aux Franco-Ontariens

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – La branche ontarienne de Canadian Parents for French a renouvelé, ce vendredi, son entente avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Une manière de montrer aussi la solidarité de ses membres avec la communauté franco-ontarienne.

Hasard du calendrier, le renouvellement de cette entente, conclue pour la première fois en 2015, survenait quelques heures seulement après le coup de gueule de l’AFO accusant le gouvernement de Doug Ford d’avoir « encore menti » aux Franco-Ontariens, du fait des coupures au Commissariat aux services en français.

« Cela nous fait chaud au cœur de recevoir l’appui de Canadian Parents for French dans cette période d’incertitude pour la francophonie en Ontario », a d’ailleurs lancé le président de l’AFO, Carol Jolin.

La présidente de l’organisme qui, depuis 1977, fait la promotion du bilinguisme et de l’apprentissage du français langue seconde, a indiqué la solidarité de son organisme envers la communauté franco-ontarienne.

« Cela [la suspension du projet d’Université de l’Ontario français] affecte les opportunités pour nos jeunes d’étudier en français au niveau post-secondaire », a rappelé Denise Massie.

« Les parents qui ont des enfants en français langue seconde bénéficient d’une communauté franco-ontarienne forte. Nous sommes des alliés » – Denise Massie, présidente CPF Ontario

Si elle reconnaît que le mandat de l’organisme n’est pas politique, la directrice générale de CPF Ontario, Betty Gormley, rappelle la présence de ses membres, le 1er décembre dernier.

« C’est un peu hors de notre mandat, mais nous pensons qu’une communauté franco-ontarienne forte et vibrante augmente les opportunités pour nos jeunes de maintenir et d’améliorer leur bilinguisme et de renforcer les deux langues officielles au pays. »

Promotion et échanges

L’entente signée ce vendredi se concentre toutefois moins sur un aspect politique que de promotion et d’échanges.

« Quand nous avions signé le premier protocole en 2015, il s’agissait de bâtir des ponts entre les francophones et les anglophones. On voulait que les gens issus de l’immersion se sentent inclus dans nos activités et dans notre communauté », souligne le directeur général de l’AFO, Peter Hominuk.

Concrètement, les deux organismes s’engagent donc à continuer de diffuser et faire connaître leurs activités et actualités respectives. Et depuis le premier protocole en 2015, CPF Ontario siège à une table de concertation d’organismes francophones, mise en place par l’AFO.

« Aujourd’hui, la porte est plus ouverte. C’est encourageant de voir les francophiles impliqués dans la francophonie », insiste Mme Gormley.

Le nouveau protocole prévoit également la mise en place d’une campagne conjointe pour promouvoir les inscriptions à l’Université de l’Ontario français, dès que celle-ci verra le jour.

« Tout comme les Québécois d’expression française fréquentent les universités de langue anglaise dans leur province, nous encouragerons les finissants francophiles à fréquenter l’Université de l’Ontario français afin de parfaire leurs compétences linguistiques », explique M. Jolin. « En bout de ligne, tous les Canadiens devraient avoir le droit d’apprendre les deux langues officielles s’ils le désirent. »

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