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Fermeture des écoles : les parents franco-ontariens réagissent

Temps de lecture : 2 minutes

Les parents franco-ontariens doivent composer avec l’annonce du 12 mars  : les écoles seront fermées pour les trois prochaines semaines en raison de la COVID-19. Alors que certains y voient un mal nécessaire pour prévenir la propagation du virus, ceux qui dépendaient du système scolaire pour la garde de leurs enfants doivent s’adapter rapidement. Réactions nombreuses de parents partout en province.

«  Qu’est-ce que les parents sont supposés faire avec leurs enfants ?  », s’interroge Audrey Larzilliere, mère de trois filles dans la grande région d’Ottawa. «  Doit-on prendre congé et rester à la maison avec eux ? Les envoyer se faire garder ? Est-ce que c’est juste moi qui trouve que c’est une initiative bidon qui ne mènera nulle part ? », a-t-elle demandé en ligne sur un groupe Facebook franco-ontarien.

Ces propos lui valent la sympathie d’autres parents sur les médias sociaux, dont plusieurs partagent son opinion et se retrouvent dans des situations similaires.

«  Je n’ai aucune idée ce que je vais faire  », avoue Anne McLaugh, mère de deux jeunes filles. «  Je suis infirmière, mon mari travaille hors province pour les deux prochaines semaines. Si les garderies ferment, je suis foutue. Je n’ai pas de gardienne et je n’ai pas de famille qui peut garder mes enfants.  »

«  Il va falloir que je prenne des journées sans solde  », note Annik Thériault Lalonde, mère de famille de Clarence-Rockland. «  Je doute que mon employeur me paye pour prendre des congés pour rester à la maison avec mes enfants, car ils n’ont pas d’école.  »

Cependant, certains apprécient plutôt la réactivité du gouvernement provincial.

«  Je crois que c’est la meilleure décision, tant pour les élèves que pour les enseignants  », s’exclame Claudia Goupil, une enseignante au Collège catholique Franco-Ouest.

À Sudbury, Daniel Barrette tente de voir le côté positif de l’annonce.

«  Je comprends que c’est difficile pour les parents, parce notre société n’est pas bâtie de manière à nous donner le temps de prendre soin de nos enfants  », sympathise-t-il. «  Mais pour les enfants, ça leur donne la chance de respirer un peu, de profiter de la vie.  »

Le père de deux filles de 5 et 8 ans explique qu’il tente de s’arranger avec les parents des amis de ses enfants afin de se partager les responsabilités supplémentaires.

«  Notre société nous oblige à nous entraider plus entre familles cette année. C’est comme ça que ça devrait être.  »

Plus au Nord, à Earlton, Annie Rivard appui de plein gré la décision du gouvernement ontarien.

«  C’est la bonne chose à faire  », confie la représente du Conseil des parents de l’École catholique Assomption. «  Même s’il n’y a pas eu de cas dans la région, il ne faut pas penser qu’on est à l’abri. Avec tout le monde qui voyage, ce n’est qu’une question de temps.  »

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