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Fin des mesures sanitaires pour les voyageurs dès le 1er octobre

Temps de lecture : 2 minutes

OTTAWA – Le port du masque, la quarantaine obligatoire, l’application ArriveCan et plusieurs autres mesures sanitaires ne seront plus obligatoires dans les aéroports et aux frontières du pays, a annoncé le gouvernement fédéral lundi.

La liste des mesures qui ne seront plus en vigueur à partir du 1er octobre dans les aéroports et les autres types de transports fédéraux :

  • Entrer des renseignements liés à la santé publique dans l’application ou le site Web ArriveCAN ;
  • Fournir une preuve de vaccination ;
  • Subir un test de dépistage avant ou à l’arrivée ;
  • Se mettre en quarantaine ou à s’isoler en raison de la COVID-19 ;
  • Surveiller ou signaler les signes ou les symptômes de COVID-19 qu’ils pourraient présenter à leur arrivée au Canada.
  • Se soumettre à une vérification de leur état de santé lors de voyage par voie aérienne ou ferroviaire ;
  • Porter un masque à bord des avions et des trains.

L’application ArriveCan sera toujours disponible pour les voyageurs désirant l’utiliser. Il est toutefois toujours interdit de voyager si l’on est positif à la COVID-19 et ainsi de respecter les mesures d’isolement selon les provinces ou territoires. Il n’est toutefois pas écarté de ramener les mesures contre la COVID-19 si jamais la situation venait à empirer, a soutenu le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos, lundi matin en conférence de presse.

« Comme on a dû le faire malheureusement avec Omicron en décembre dernier, il peut arriver que de nouveaux variants ou que la situation épidémiologique à l’extérieur du pays nécessite que le gouvernement canadien intervienne (…) Alors s’il fallait le faire à nouveau, on le ferait et c’est pour ça que ces mesures ou d’autres mesures pourraient être utilisées dans le futur si jamais la situation le demandait. »

Pas la fin de la pandémie, dit Ottawa

Le gouvernement fédéral explique que cette décision a été prise en raison du faible taux d’hospitalisation et de décès ainsi que des hauts taux de vaccination présentement au pays. Toutefois, le ministre Jean-Yves-Duclos est clair : la fin des mesures ne signifie pas la fin de la pandémie, comme l’a dit le président des États-Unis Joe Biden la semaine dernière.

« Si on va dans les hôpitaux au Canada, il y a entre 4 000 et 5 000 personnes qui sont hospitalisées avec la COVID-19. Ça, c’est très proche du record de niveau d’hospitalisations qu’on avait avant Omicron. Donc, la COVID, elle est encore là et elle a malheureusement un impact sévère sur des milliers de Canadiens et entre autres, ceux qui sont hospitalisés, évidemment. »

Pour ce qui est de la fin du port du masque obligatoire, le gouvernement dit avoir entendu les doléances des compagnies de transportations qui jugeaient la mesure de plus en plus dure à mettre en application.

« Des hôtesses de l’air, des agents dans les avions et en dehors des avions font face de plus en plus à des attitudes dures et négatives qui, qui leur rendent la vie difficile », a témoigné Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales.

Le docteur Howard Njoo, de l’Agence de la santé publique du Canada, a ajouté qu’il s’agit d’un changement passant seulement d’une obligation à une recommandation.

« J’espère que les Canadiens et les Canadiennes considèrent que c’est un choix, une décision éclairée pour se protéger et protéger les autres. C’est clair que si on est dans un contexte, un endroit bondé aussi, peut-être à l’intérieur avec peut-être pas une bonne ventilation, c’est toujours une bonne idée de toujours continuer de porter le masque », a conseillé le sous-administrateur en chef de l’organisme de santé fédéral.

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