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Ford nomme Marilissa Gosselin conseillère aux Affaires francophones

TORONTO – Comme il l’avait annoncé le 23 novembre dernier, le premier ministre Doug Ford se dote d’une conseillère aux Affaires francophones, en la personne de Marilissa Gosselin.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

L’ancienne candidate progressiste-conservatrice, Marilissa Gosselin, sera en charge de conseiller le premier ministre sur les dossiers francophones. La nomination de cette Franco-Ontarienne, originaire de Hearst, a été confirmée par le bureau du premier ministre à plusieurs médias, vendredi, dont La Pressse canadienne et Radio-Canada.

La création d’un poste de conseiller aux Affaires francophones faisait partie des concessions faites par le premier ministre, le 23 novembre dernier, en réponse à la pluie de critiques qui s’était abattue sur son gouvernement après l’énoncé économique du 15 novembre et les décisions d’abandonner le projet d’université franco-ontarienne et de supprimer l’indépendance du Commissariat aux services en français.

Cette proposition n’avait toutefois pas calmé les critiques, certains rappelant que M. Ford avait lui-même aboli, à son arrivée au pouvoir, le poste de conseiller aux Affaires francophones mis en place par Patrick Brown quand il était à la tête du Parti progressiste-conservateur (Parti PC) de l’Ontario.

 

Ancienne candidate PC

Résidante de l’Est ontarien, Mme Gosselin avait tenté de se faire élire en 2011 dans Glengarry-Prescott-Russell sous la bannière progressiste-conservatrice. Malgré une campagne dynamique et la retraite du député libéral sortant, Jean-Marc Lalonde, Mme Gosselin avait échoué dans sa tentative à seulement trois points du vainqueur, le candidat libéral Grant Crack.

Sept ans plus tard, Mme Gosselin, qui vit toujours à Forest Park, confiait encore récemment à #ONfr ne pas avoir tourné le dos à l’engagement communautaire.

« Je suis bénévole pour la Fondation des maladies du cœur, et je m’implique dans les activités de l’école de mes enfants. J’essaye d’améliorer ma petite communauté. »

Experte-comptable de formation, elle reconnaissait également s’intéresser toujours à la politique, n’hésitant pas à dénoncer le bilan libéral.

« L’économie de l’Ontario n’est pas compétitive. C’est frustrant ! », déclarait-elle, indiquant son choix de voter pour Amanda Simard, la candidate progressiste-conservatrice qui a, depuis, quitté les rangs progressistes-conservateurs pour siéger comme indépendante afin de montrer son opposition aux décisions du gouvernement qui ont touché les Franco-Ontariens.

 

Une « bonne nomination » pour l’AFO

Le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Carol Jolin, qui avait été informé de cette nomination avant le temps des fêtes, juge qu’il s’agit d’une bonne nomination.

« Je connais Mme Gosselin de l’époque où j’étais président de l’AEFO (Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens) et elle, candidate dans Glengarry-Prescott-Russell, ce qui remonte un peu. Mais nous nous sommes aussi rencontrés lors de la dernière campagne électorale, car elle a toujours été très proche du Parti progressiste-conservateur. Nous avons un bon contact et sommes capables de nous dire les choses franchement. J’ai hâte de travailler avec elle ! »

Le président de l’organisme porte-parole des Franco-Ontariens espère que cette nomination permettra d’améliorer des communications jusqu’ici « peu flamboyantes », selon ses termes, avec le gouvernement Ford.

« Elle va apporter une perspective francophone. On espère qu’elle aidera le gouvernement à avoir une lentille franco-ontarienne quand il prendra des décisions, afin qu’il en mesure l’impact sur la communauté. C’est une bonne chose d’avoir une voix proche du premier ministre et on espère avoir le même genre de relations avec elle que nous avions avec Roxane Villeneuve-Robertson [conseillère aux Affaires francophones de Patrick Brown quand il était le chef du Parti PC]. »

Au moment de publier cet article, Mme Gosselin n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue d’#ONfr.

 


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