Le Premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump s'entretiennent lors d'un déjeuner de travail durant le sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le mardi 16 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov
Politique

« J’aime les Canadiens français » : Trump accuse Carney d’avoir menti sur le français

Le Premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump s'entretiennent lors d'un déjeuner de travail durant le sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le mardi 16 juin 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christopher Katsarov

En assurant « aimer les Canadiens français », le président américain Donald Trump accuse Mark Carney d’avoir menti lorsque ce dernier affirme que les Américains ont mis la langue française sur la table des négociations commerciales entre les deux pays.

« Je n’empêcherais jamais les Canadiens de parler français! En fait, je n’ai même jamais envisagé une chose aussi stupide. Ce mensonge a été inventé par un premier ministre faible et incompétent pour tenter de gagner le soutien politique des Québécois, soutien qu’il a totalement perdu. J’aime les Canadiens français! », a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social mardi matin.

Selon Mark Carney, l’impasse des pourparlers la semaine dernière avec les États-Unis s’expliquerait notamment par leurs exigences quant à des modifications concernant « les subventions et le soutien pour notre culture, et la langue française », ainsi que sur l’étiquetage bilingue des produits au Canada.

« Pour les Américains, la langue française, la culture québécoise, francophone et canadienne sont des questions irritantes. Non, ici au Canada et au Québec, ce sont des droits fondamentaux, pas un irritant », a affirmé le premier ministre canadien lundi.

Ce dernier a aussi mentionné que la question de l’étiquetage bilingue figurait parmi les irritants soulevés par le gouvernement américain, déclarant que le gouvernement canadien a dit « non » à chaque reprise.

Lundi, le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, avait aussi accusé le premier ministre canadien d’avoir inventé une « fausse histoire assez drôle » sur la langue de Molière, assurant qu’il respectait le français et s’exprimait lui-même dans cette langue.

Le différend portait plutôt sur l’obligation imposée par le gouvernement fédéral aux entreprises de diffusion américaines comme Netflix et Amazon Prime de mettre en avant une partie du contenu canadien, notamment francophone, sur leurs plateformes respectives. À l’heure actuelle, la loi édicte aussi que ces compagnies doivent verser une partie de leurs revenus générés au Canada pour financer le contenu d’ici, et particulièrement en français.

« Nous pensons qu’il s’agit d’une taxe, une taxe discriminatoire sur les entreprises américaines, mais nous n’avons aucun problème avec la langue française », juge M. Greer.