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Crédit image: Stéphane Bédard
Politique

Niveaux en immigration : augmentation de la cible francophone à 12 % en 2029

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OTTAWA – Le gouvernement fédéral a annoncé ce jeudi qu’il comptait instaurer une nouvelle cible de 12 % en 2029 pour l’immigration francophone, tout en maintenant ses objectifs intacts pour les deux prochaines années.

À la suite du dévoilement du budget, jeudi, qui comptait le plan sur les niveaux en immigration, la ministre de l’Immigration, Lena Diab, a déposé au Parlement le rapport complet. Dans celui-ci, le fédéral s’engage à accueillir 9,5 % d’immigrants francophones en 2027, 10,5 % en 2028 et compte atteindre 12 % en 2029. Durant la campagne électorale en 2025, les libéraux s’étaient engagés à porter la cible d’immigration francophone à 12 % d’ici 2029. En 2025, Ottawa s’était aussi engagé à avoir une cible de 9,5 % en 2027 et de 10,5 % en 2028.

Concernant le nombre d’immigrants permanents, le Canada maintiendra ses cibles d’immigration pour les trois prochaines années.

Comme pour l’objectif en 2026, le nombre d’admissions de résidents permanents se maintiendra à 380 000 par année pour 2027, 2028 et 2029. Idem pour les résidents temporaires (étudiants étrangers, travailleurs, etc.); Ottawa entend en accueillir 370 000 par an durant cette même période. Dans les deux cas, il s’agit de cibles similaires à ce qu’avait prévu Ottawa lors du dévoilement des niveaux en immigration en 2025.

Au niveau du nombre, de telles cibles signifieraient 36 100 immigrants francophones en 2027, 39 900 en 2028 et 45 600 en 2029. En 2026, Ottawa s’attend à recevoir 9 % de nouveaux arrivants francophones au pays, soit 30 267 admissions. Depuis plusieurs années, la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) réclame qu’Ottawa augmente cette cible à au moins 12 %, puis continue de la relever. Elle estime qu’un tel objectif est nécessaire pour rétablir le poids démographique des francophones hors Québec, qui ne cesse de décliner à chaque recensement.

Financement pour l’immigration

Pour mettre en œuvre ses plans des niveaux d’immigration, le fédéral accorde à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) 56,9 millions de dollars sur quatre ans, à compter de 2027-2028, ainsi que 205,4 millions de dollars au cours des exercices ultérieurs.

Sans donner plus de détails, le fédéral s’engage aussi à effectuer une réforme du Programme des travailleurs étrangers temporaires « afin qu’il corresponde mieux aux besoins des marchés du travail régionaux ».

Le fédéral s’engage aussi dans son exercice financier à favoriser l’accès à la résidence permanente pour près des 200 000 immigrants temporaires actuellement au pays. Parmi eux, près de 100 000 seraient admis via Entrée express ou le Programme des candidats des provinces, « ce qui se traduirait par une plus grande immigration économique permanente ».

« Les provinces et territoires auraient ainsi plus de facilité à répondre aux besoins du marché du travail en région », explique-t-on, ajoutant que IRCC recevra un financement de 302 millions de dollars sur quatre ans afin d’assurer la gestion de cette transition.

Le gouvernement Carney présente son plan d’immigration comme un moyen de préserver un « équilibre entre les besoins des employeurs, des industries et des collectivités du Canada et notre capacité à répondre aux besoins des nouveaux arrivants, tout en évitant de générer une trop grande pression sur le logement, les soins de santé et les services sociaux ».

ERRATUM : Une précédente version du texte indiquait dans le titre et dans le texte qu’Ottawa n’avait dévoilé aucun détail sur la cible en immigration francophone dans le cadre du budget fédéral. Or, ce n’est qu’après le huis clos budgétaire que le ministère de l’Immigration a dévoilé les détails sur sa cible de nouveaux arrivants francophones.