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La Passerelle éclaboussée par des allégations dans le Toronto Star

TORONTO – La Passerelle IDE, un organisme franco-torontois, est éclaboussé par des révélations explosives suite à une enquête parue en Une du quotidien le plus lu de la Ville reine. Selon le journal, des billets de spectacles offerts par un organisme de charité à l’intention de jeunes dans le besoin auraient plutôt été utilisés par les dirigeants de l’organisme et leurs proches.

En l’espace de deux ans, l’organisme d’aide à l’immigration franco-torontois a obtenu 782 billets gratuits pour des spectacles de toute sorte, selon l’article de près de 2 000 mots signé par le journaliste d’enquête Kevin Donovan. Ces billets ont été offerts par l’organisme Kids Up Front avec la promesse que la Passerelle IDE les remettrait à des jeunes dans le besoin. Or, à de très nombreuses reprises, les dirigeants de l’organisme et leurs proches ont plutôt utilisé les billets, selon le quotidien.

Guy Taffo et Léonie Tchatat. Crédit image: gracieuseté

L’article affirme que la directrice de la Passerelle IDE, Léonie Tchatat, et son mari, Guy Taffo, qui est le directeur des finances de l’organisme, profitent du système en place à leur avantage. Ils auraient été à des spectacles de plusieurs vedettes et assisté à des matchs des Raptors grâce aux billets de faveur, selon l’enquête publiée dans le journal ce lundi. Quarante billets ont notamment été obtenus gratuitement par la Passerelle IDE pour un spectacle de Justin Timberlake.

Le Toronto Star a interviewé sept employés passés ou actuels de l’organisme francophone dédié à aider les immigrants. Tous ont affirmé que les billets circulaient bel et bien au sein de l’organisme et que les employés s’en faisaient aussi offrir, régulièrement.

Suite à la publication de l’article, ONFR+ a tenté d’obtenir des réponses de La Passerelle IDE. Une employée de l’organisme a soutenu qu’aucune entrevue n’était pour l’instant accordée par Léonie Tchatat. Une conférence de presse était possiblement en train d’être organisée, a-t-elle dit.

L’organisme s’est toutefois défendu dans le Toronto Star. Selon son avocat, Peter Downard, les dirigeants et employés de la Passerelle IDE utilisent les billets de faveur seulement lorsqu’ils n’ont pas trouvé preneur. Pourtant, selon les règles de Kids Up Front, les billets inutilisés devraient être retournés à l’organisme 24 heures avant un événement s’ils ne sont pas offerts à des enfants dans le besoin.

L’organisme Kids Up Front affirme au journal n’avoir pas suffisamment de ressources pour vérifier si les billets offerts sont bien utilisés. Parfois, des photos sont cependant demandées aux partenaires. Pour l’instant, Kids Up Front a décidé de ne plus accorder de billets de faveur à la Passerelle IDE, en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations.

Cliquez ici pour consulter l’article du Toronto Star

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