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Le 17e monument de la francophonie confirmé à St-Albert

Temps de lecture : 3 minutes

ST-ALBERT – Le 25 septembre, la Journée des Franco-Ontariens revêtira une connotation particulière pour St-Albert, dans l’Est ontarien. Le 17e monument de la francophonie sera inauguré sur le site de la Fromagerie centenaire.

L’événement ne passera pas inaperçu. Environ 1 000 personnes sont attendues pour les célébrations.

« 400 seront des élèves francophones, et 600 des gens de la communauté », précise François Bazinet, l’un des instigateurs du projet.

La mise sur pied du monument coïncide avec l’année du 125e anniversaire de la Fromagerie St-Albert. La construction est prévue entre le stationnement et le site réservé au Festival de la Curd, situé à quelques mètres de la coopérative.

« Depuis les premières discussions, le format du monument a complètement changé », laisse entendre Roch Landry,  le président du Comité du 125e anniversaire de la Fromagerie et du monument de la francophonie. « On parle maintenant d’un monument principal au centre, en granite noir, avec deux ailes de chaque côté et des plaques. »

Rapidité pour la réalisation

Le budget total des opérations se chiffre à environ 350 000 $. Une somme amassée très rapidement, si l’on croit les organisateurs.

« Considérant que la première rencontre pour le projet a eu lieu le 26 juillet 2018, les choses ont été très rapidement », acquiesce M. Landry. « Les gens sont en fait très fiers de leur drapeau. »

Les effets de la crise linguistique de l’automne dernier auraient joué un rôle non négligeable, ajoute-t-il.

« Quand on a annoncé le projet le 22 novembre dernier, on était en pleine tourmente avec la députée Amanda Simard. Cela a donné le message qu’il fallait se battre pour notre langue et notre culture. C’est certain que ces événements ont aidé. »

Son collègue François Bazinet a une petite explication sur ce temps « record » de 14 mois pour l’édification du monument.

« J’ai travaillé auparavant pour la construction des monuments de Cornwall qui a pris 20 mois, Embrun qui a pris presque deux ans, et Hawkesbury qui a demandé quatre ans de travail. Ce qui a fait la différence ici, c’est que la communauté de St-Albert est serrée, mais aussi que ce monument précisément n’est pas qu’un agent rassembleur comme les précédents. C’est un endroit pour reconnaître les ancêtres et les générations. Beaucoup de noms ont été inscrits sur le monument, ce qui a créé de l’engagement. »

Des projets ailleurs

De l’eau a coulé sous les ponts depuis l’inauguration du premier monument de la francophonie le 25 septembre 2006, devant le siège du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), à Ottawa. Ils sont aujourd’hui 17 aux quatre coins de la province. Les deux derniers inaugurés, Hawkesbury, en 2014, puis Embrun, en 208, se trouvent aussi dans l’Est ontarien.

Composés pour la plupart d’un immense drapeau franco-ontarien entouré de plaques de granite, ils soulignent ainsi la contribution des francophones au développement de la province.

L’inauguration du 16e monument de la francophonie de l’Ontario, à Embrun, en 2018. Archives ONFR+

Des projets sont également en cours dans plusieurs autres villes de l’Ontario. Longtemps promis, le monument peine à se dessiner à Windsor.

« C’est le statu quo », faisait savoir récemment, à ONFR+, l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) de Windsor-Essex et Chatham-Kent. .

Aux dernières nouvelles, les choses n’ont pas bougé non plus du côté de Pembroke et de la municipalité d’Alfred-Plantagnet qui avaient pourtant fait connaître leurs intentions, il y a quelques années.

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