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Le TIFF : ce qui a changé dans le nouveau millésime 2022

Temps de lecture : 3 minutes

TORONTO – Après deux années d’absence dues à la pandémie, le Festival international du film de Toronto (TIFF) réouvre, ce jeudi, ses salles obscures pour le grand bonheur des cinéphiles nationaux et internationaux. Dotée d’une équipe organisatrice quelque peu rafraîchie, l’édition 2022 qui s’étend jusqu’au 18 septembre connaît quelques changements.  

Et de 47 pour le célébrissime TIFF de Toronto, complètement en présentiel qui plus est. Classé au top cinq des plus importants festivals internationaux de cinéma au monde, aux côtés de ceux de Cannes, de Venise, de Berlin, et de Sundance, le TIFF de Toronto est un incontournable pour les cinéphiles et les professionnels de l’industrie cinématographique.

Le fédéral met la main à la poche

Le millésime 2022 est quelque peu différent, à commencer par l’investissement exceptionnel et non remboursable de 10 millions de dollars qui lui a été accordé par le gouvernement via l’un de ses bras financiers, l’Agence fédérale de développement économique pour le sud de l’Ontario (FedDev Ontario). Le but étant de revitaliser le festival en lui « permettant de retrouver son ampleur d’avant la pandémie », comme le souligne le communiqué gouvernemental datant du 10 août dernier.

Moins de films qu’en 2019

Côté art, presque tous les genres cinématographiques sont représentés dans cette version 2022, de l’action à la comédie en passant par le documentaire, pour ne citer que ceux-là. Pourtant, qualité et quantité n’allant pas forcément de pair, le TIFF 2022 présente cette année 240 films, dont une centaine de productions et de réalisations canadiennes et françaises, contre 333 métrages sélectionnés en 2019. 

En revanche, ce sont environ 3 500 invités de l’industrie et 1 400 membres des médias qui sont conviés, ce qui correspond à peu près à ce qui se faisait avant la pandémie.

700 000 visiteurs attendus

Si, devant les informations livrées au compte-gouttes par la communication du festival, les spéculations vont bon train quant au nombre de visiteurs et aux retombées économiques sur la Ville reine qui viennent avec, le chiffre officiel équivaut à cinq fois celui enregistré par le festival de Cannes en 2022.

« Le Festival international du film de Toronto est l’un des festivals du film les plus prestigieux au monde. Ce festival de 11 jours attire plus de 700 000 visiteurs à Toronto », nous affirme Monica Granados, attachée de presse au cabinet de la ministre responsable de l’Agence fédérale de développement économique pour le sud de l’Ontario.

Par contre, si plusieurs sources avancent des retombées économiques sur la ville frôlant les 200 millions de dollars, l’attachée de presse ne parle que de « 114 millions de dollars sur la région ».

Vedettes sur tapis rouge

Nouvelle édition, nouvelles têtes. Parmi les stars qui seront présentes au festival, on compte entre autres Steven Spielberg qui présentera son film The Fabelmans, une première au TIFF pour le réalisateur. Oprah Winfrey, viendra pour sa part mettre en avant, à titre de productrice, le documentaire Sidney qui retrace le parcours de l’acteur noir Sidney Poitier.

Sont aussi attendus sur le tapis rouge torontois les acteurs Daniel Craig à l’affiche de Glass Onion, Harry Styles qui performe dans My Policeman, Jennifer Lawrence dans Causeway, Zac Efron dans The Greatest Beer Run Ever, ou encore Viola Davis dans The Woman King.

La chanteuse Taylor Swift sera aussi de la partie à l’occasion de la projection du clip vidéo All Too Well : The Short Film.

Deux tonnes de popcorn

Un autre constat, et non des moindres, qui reste inchangé par rapport à l’époque prépandémique entérinant par la même le retour à la normale, c’est la consommation de maïs soufflé (les incontournables popcorn) dans les salles pendant les projections.        

En effet, à l’instar de l’édition en présentiel qui précédait, les organisateurs tablent cette année sur une consommation de popcorn qui avoisinera les deux tonnes. Pour rappel, en 2019, les cinéphiles et cinématographes ont ingurgité quelque 1995 kg de cet amuse-gueule.  

Si la question semble sans grande importance, elle vaut son pesant d’or lorsque l’on sait que sans la vente de nourriture, les propriétaires de salles de cinéma s’en arracheraient les tifs. Et pour cause, la vente de nourriture représente entre 50 % et 80 % de leurs revenus, à en croire l’Association des propriétaires de cinémas du Québec. Un signe de reprise, en somme.

        

   

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