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Les entités de planification francophones vont survivre

TORONTO – La ministre de la Santé et des Soins de longues durée, Christine Elliott, jure que les Franco-Ontariens profiteront de meilleurs services en français sous la nouvelle structure d’offres de soins de santé en Ontario. Les entités de planification francophones survivront, malgré l’élimination des réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS).

ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
efgauthier@tfo.org | @etiennefg

Lors du dévoilement, ce mardi, d’un plan qui doit permettre «de garantir la survie future du système de santé ontarien», la ministre Elliott a affirmé que les soins actuellement offerts aux francophones n’étaient pas à la hauteur. Elle a pointé du doigt la structure du système de la santé, trop complexe.

«Actuellement, les services en français ne sont pas coordonnés. Les entités vont s’assurer qu’ils soient coordonnés. Nous voulons que les équipes locales de Santé Ontario travaillent avec elles. Il y aura aussi cinq agences régionales pour Santé Ontario, afin de s’assurer qu’on réponde aux besoins particuliers dans ces régions, particulièrement là où il y a des populations franco-ontariennes», a confirmé la ministre Elliott, invitée par #ONfr à préciser son approche pour les francophones.

La ministre de la Santé indique que les entités de planifications francophones survivront, malgré l’élimination des 14 réseaux de la santé qu’elles conseillaient. La ministre Elliott a indiqué que l’agence provinciale Santé Ontario sera divisée en cinq régions et que les entités continueront de jouer un rôle pour les appuyer. Il faudra voir comment les six entités vont se partager le territoire des cinq régions de Santé Ontario.

La ministre a même été plus loin: «Nous prenons l’engagement que nous allons répondre aux besoins des Franco-Ontariens en matière de soins de santé», a-t-elle lancé. «Les services vont s’améliorer, ils seront mieux gérés, mieux coordonnés. Que les patients soient franco-ontariens, autochtones ou qu’ils parlent une autre langue, ça ne dérange pas. Les soins seront mieux coordonnés», a-t-elle affirmé.

Alors qu’elle annonce la création de Santé Ontario et d’Équipes Santé Ontario, Mme Elliott affirme que le citoyen de langue française sera gagnant. Les soins en français seront mieux coordonnés, assure-t-elle.

Lors d’une rencontre à huit clos avec la presse, la sous-ministre Helen Angus et plusieurs hauts fonctionnaires ont donné plus de détails sur le projet de loi, déposé en chambre en après-midi.

Considérant que Santé Ontario sera subdivisé en cinq régions, il pourrait faire du sens qu’il y ait éventuellement le même nombre d’Entités francophones, a-t-on alors révélé.

Ils ont aussi indiqué que les obligations linguistiques qui incombaient aux 14 réseaux de la santé ont été amenées dans le nouveau projet de loi et s’appliqueront dorénavant aux agences. Plusieurs fournisseurs disaient ne pas avoir à répondre aux exigences de la Loi sur les services en français sous l’ancien système, certains acteurs francophones souhaiteraient une loi qui dicte avec plus de clarté les obligations des fournisseurs de soins.

 

 

Quelles obligations linguistiques pour les nouvelles équipes locales?

La médecin Suzanne Filion de l’hôpital d’Hawkesbury a été une témoin privilégiée des discussions qui ont mené à la transformation du système. Elle a été membre du comité consultatif qui a orienté la ministre Elliott. Selon elle, la communauté francophone et les entités vont devoir jouer un rôle clé pour influencer les nouvelles équipes de santé locales.

Elle admet que cela risque d’être un énorme défi. Auparavant, les entités francophones devaient travailler avec les 14 réseaux de la santé, dorénavant elles pourraient devoir jouer un rôle d’influence auprès de centaines d’équipes locales. Elle ne sait pas si les Équipes Santé Ontario devront respecter la Loi sur les services en français. «Il va falloir lire attentivement la loi au niveau technique et légal. Il va falloir que les Franco-Ontariens soient très proactifs et les entités font un travail exceptionnel», dit-elle, affirmant qu’il faudra prendre le temps d’étudier sérieusement le projet de loi.

Le médecin Rueben Devlin, conseiller spécial en matière de santé pour la ministre Elliott, affirme que le nouveau système de la santé doit permettre de mieux coordonner les services en français. Puis, il dit sans détour que là où la population francophone n’est pas suffisante, il faudra développer un système de télémédecine plus robuste.

 

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