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Les francophones brillent au Cinéfest de Sudbury

Temps de lecture : 3 minutes

SUDBURY – Alors que les projecteurs s’éteignent à Toronto et son TIFF, c’est au tour de Sudbury de célébrer le septième art. Le 33e festival international du film Cinéfest débute ce samedi et se déroulera jusqu’au 26 septembre. Sous le thème « Allons tous au cinéma », cet événement majeur pour les cinéphiles ontariens adopte un format hybride pour la deuxième année consécutive.

Ceux qui veulent plonger à fond dans le festival ont intérêt à participer eux aussi de façon hybride, puisque les films offerts en salle et en ligne ne sont pas tous les mêmes. Il est possible d’acheter une carte de dix films et de choisir ensuite le mode de visionnement de chacun.

Les organisateurs du Cinéfest se font un devoir de présenter une sélection variée de projets canadiens, francophones et autochtones. Courts et longs métrages confondus, c’est plus d’une trentaine de films qui sont présentés dans la langue de Molière, avec des sous-titres pour les anglophones.

Franco-Ontariens à l’honneur

Les Franco-Ontariens seront probablement attirés par le court-métrage documentaire Le vent du Sud de Aucéane Roux. La jeune réalisatrice présente son film de fin d’études cinématographiques à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle y explore le village d’origine de ses grands-parents, Val-Gagné, au Nord de l’Ontario. Si cette petite communauté à 50 minutes de Timmins a jadis été un pôle francophone important, elle a par la suite été victime d’exode rural majeur. Puis, une cinquantaine de familles mennonites se sont installées dans les alentours, changeant le cours des choses de manière étonnante. Ce documentaire sur la collaboration entre deux cultures si différentes a été présenté à « Talent tout court », une vitrine de Téléfilm Canada en marge du Festival de Cannes.

Joséphine Bacon et Devery Jacobs dans une scène de Bootlegger. Crédit image : Microclimat Films

Du côté des longs-métrages, on retrouve autant de réalisateurs et réalisatrices à découvrir que de titres qui font beaucoup parler, particulièrement au Québec.

Caroline Monnet, née à Ottawa d’une mère anichinabée et d’un père français, présente Bootlegger, son premier long-métrage. Le film a été tourné dans la communauté de Kitigan Zibi en Outaouais, là où la réalisatrice a passé une grande partie de son enfance. Bootlegger fait partie de la sélection de notre réalisatrice culturelle Joanne Belluco, que vous pourrez découvrir sur le compte Instagram d’ONFR+.

Discussion relancée

Le documentaire La parfaite victime d’Émilie Perreault et Monic Néron a fait couler beaucoup d’encre au Québec lors de sa sortie en juin.

Les deux journalistes se sont penchées sur les failles du système judiciaire en matière d’agressions sexuelles, en suivant des victimes qui ont choisi la voie officielle pour se faire entendre. Une discussion entamée par les mouvements #moiaussi et autres raz-de-marée de dénonciations qui ont déferlé sur les réseaux sociaux dans les dernières années. La conversation sera certainement relancée dans les chaumières des gens qui assisteront au Cinéfest.

Le public lors d’une édition précédente du Cinéfest. Source : Cinéfest Sudbury

Dans une année régulière, c’est environ 35 000 cinéphiles qui convergent vers Sudbury pour le Cinéfest. Le festival agit également comme vitrine auprès de programmateurs d’événements et de cinémas à travers le pays.

Cette année, des créateurs seront récompensés dans plusieurs nouvelles catégories, sous le chapeau des Prix du long métrage. Entre autres, des prix de 2 500 $ seront accordés dans les catégories Meilleur long métrage avec une femme dans un rôle clé », Meilleur long métrage de langue française, Voix et perspective inspirante et Prix du talent autochtone.

Le Cinéfest de Sudbury se terminera le 26 septembre.

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