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Éducation : les libéraux veulent ramener la 13e année en Ontario

Temps de lecture : 2 minutes

KITCHENER – S’il était porté au pouvoir le 2 juin, le Parti libéral ramènerait la 13e année en Ontario de façon optionnelle pour les élèves qui le souhaiteraient. Cette mesure viserait à aider les étudiants voulant effectuer une année supplémentaire dans le but de rattraper les retards accumulés durant la pandémie.

Il s’agirait alors d’un retour pour la 13e année qui avait été retiré en 1988, alors qu’elle avait été remplacée par le Cours préuniversitaire de l’Ontario (CPO), plus en fonction depuis 2003.

« La pandémie a été très demandante pour les élèves et les enseignants de l’Ontario (…). J’ai eu la chance de parler avec des élèves des défis créés par le chaos des deux dernières années. Pour ces élèves qui ont besoin de ce temps ou de cette attention supplémentaire avant d’aller au postsecondaire ou dans leur future carrière, on veut faire faire certain qu’il ait le support nécessaire de façon structurée et entièrement financée », a affirmé le chef libéral Steven Del Duca vendredi matin, de passage à Kitchener.

Cette année supplémentaire serait mise en place, dès que possible pour la prochaine année scolaire, a ajouté l’aspirant premier ministre. Elle serait en place pour quatre ans et réévaluée à la fin de cet échéancier.

Un plan peu spécifique pour les francophones

Cette mesure fait partie d’un plan de 295 millions de dollars en éducation révélé vendredi par les libéraux. La veille, le parti avait annoncé son intention de plafonner la taille de chaque classe à 20 élèves en plus de promettre l’embauche de 10 000 enseignants. Pour ce faire, il entend notamment puiser dans la banque de 80 000 enseignants certifiés de l’Ontario qui ne sont pas actuellement employés par les écoles.

« Si on fait tout ça ensemble, j’ai l’impression qu’on va voir des gens qui vont vouloir retourner à ce qu’il avait choisi comme une vocation dans leurs premières années. Ces gens aiment enseigner et je sais que c’est difficile d’aimer enseigner sous Doug Ford, car il ne respecte pas les enseignants », estime M. Del Duca.

« Peu importe ce que Steven Del Duca dit, il avait 15 ans pour réduire la taille des classes, mais les libéraux ont refusé, a réagi la cheffe des néo-démocrates Andrea Horwath. Ils ont eu 15 ans pour faire attention à notre système d’éducation, mais ce n’est pas ce que l’on a vu sous les libéraux. »

Pour les francophones, le Parti libéral ne propose aucune mesure spécifique, mais avance son intention d’augmenter le nombre de nouveaux enseignants dans les programmes de langue française en plus de soutenir l’apprentissage de plusieurs langues, dont le français. L’ancien parti au pouvoir propose de recruter des enseignants québécois qui perdraient leur emploi en raison de la loi 21 au Québec. Steven Del Duca avait aussi dit vouloir mettre fin à l’apprentissage en ligne des francophones, dont la gestion avait été conférée au diffuseur public TFO.

Les libéraux ont promis la construction de 200 nouvelles écoles et la réparation de 4 500 autres au coût de 10 milliards de dollars.

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