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Les parents fransaskois obtiennent partiellement gain de cause

L’école Monseigneur de Laval, à Regina. Crédit image: Facebook, Conseil scolaire fransaskois

REGINA – Le gouvernement de Scott Moe a partiellement entendu la requête du Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP) qui réclame des solutions pour régler les problèmes de surpopulation dans le pavillon primaire de l’école Monseigneur de Laval, à Regina.

BENJAMIN VACHET
bvachet@tfo.org | @BVachet

Dans un communiqué de presse, le CPIP explique que la province a décidé d’accéder à sa requête en acceptant de louer les anciens locaux de l’école St, Andrew pour désengorger le pavillon primaire de l’école Monseigneur de Laval à partir de la rentrée scolaire prochaine.

«Il fallait trouver une solution rapidement, il y avait urgence!», explique l’avocat du CPIP, Gabriel Poliquin, du cabinet CazaSaikaley, à #ONfr. «Le pavillon primaire est surpeuplé. Il a fallu transformer la bibliothèque en deux classes de 6e, la salle des enseignants a été réquisitionnée pour en faire une classe de maternelle et il y a un manque de toilettes dans l’école», illustre-t-il.

Depuis plusieurs mois, le CPIP menace de traîner la province devant les tribunaux. Le collectif réclame des solutions à ces problèmes, via la construction d’une nouvelle école dans le Nord-Ouest de Regina.

 

Dossier non réglé

La solution de louer l’ancienne école du conseil catholique anglophone, fermée depuis l’année scolaire 2016-2017, ne répond donc pas à cette demande, l’école St. Andrew étant situé au sud-ouest de la ville.

«C’est une solution imparfaite mais qui va permettre de désengorger l’école Monseigneur de Laval. Toutefois, la demande pour une nouvelle école dans le Nord-Ouest existe toujours. Les pourparlers continuent et on aimerait une entente hors cour», précise Me Poliquin.

L’avocat du CPIP reconnaît toutefois que si les choses n’avancent pas, il faudra recourir aux tribunaux.

Le collectif espère au moins cette seconde école à Regina, tout en soulignant que les effectifs et la demande sont assez importants pour y avoir trois écoles primaires au lieu du seul pavillon à l’école Monseigneur de Laval.

La démarche du CPIP n’a pas toujours fait l’unanimité au sein du Conseil des écoles fransaskoises (CÉF), avait appris #ONfr de plusieurs sources, l’été dernier. Aujourd’hui, le collectif souligne toutefois que, depuis octobre, le conseil «a complètement appuyé toutes nos revendications contenues dans notre recours».

Joint par #ONfr, le CÉF préfère attendre qu’une entente officielle ne soit signée avec le ministère de l’Éducation avant de commenter la location de l’école St Andrew. Car dans un échange de courrielsle ministère de l’Éducation de Gordon Wyant ne confirme pas l’entente.

«Nous sommes actuellement en discussions avec le CÉF concernant leurs demandes pour davantage d’espace scolaire. Toutes les parties travaillent en collaboration pour arriver à une entente formelle.»

Mais Me Poliquin assure que toutes les parties sont d’accord.

«Il y a une entente préliminaire. Ce qu’il reste à négocier, ce sont les modalités comme le coût du transport et des rénovations», précise-t-il.

 

D’autres demandes en Saskatchewan

Si la voie des tribunaux reste encore possible concernant la construction d’une nouvelle école dans le nord-ouest de Regina, d’autres dossiers sont en cours en Saskatchewan en matière d’éducation.

La communauté fransaskoise estime notamment que les besoins existent pour de nouveaux établissements scolaires à Prince Albert et à Saskatoon. Plus globalement, elle demande à la province des infrastructures équivalentes à celles de la majorité.

La réponse du ministère n’est toutefois guère encourageante.

«Il n’y pas de nouveaux projets d’immobilisations prévus pour l’année 2018-2019. Nous continuerons à travailler avec le CÉF concernant leurs demandes en immobilisations pour Saskatoon et Prince Albert.»

 

 


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Benjamin Vachet
Benjamin Vachet
bvachet@tfo.org @BVachet

Originaire de France, Benjamin Vachet vit au Canada depuis plus de douze ans. Titulaire d'un baccalauréat en Administration économique et sociale et d'une maîtrise de journalisme, il a commencé sa carrière en France, avant de la poursuivre au Canada. Il a travaillé pour les hebdomadaires Le Reflet, puis L’Express Ottawa et pour la radio francophone d’Ottawa, Unique FM. Il a rejoint le Groupe Média TFO en 2014. Passionné de politique ontarienne, fédérale et internationale, Benjamin cumule plus de treize années d’expérience en presse écrite, radio et télévision.