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L’Université de l’Ontario français prépare une campagne de financement

OTTAWA – La présidente du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (UOF), Dyane Adam, reste confiante quant aux chances que le projet voie le jour. Son équipe espère encore un coup de pouce du gouvernement fédéral et envisage une campagne de financement dans les prochains mois.

Cinq mois et demi après un énoncé économique qui semblait avoir scellé son sort, le projet de création de l’Université de l’Ontario français est encore bien vivant, a assuré Mme Adam devant le comité permanent des langues officielles, ce mardi.

« Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. Grâce à l’appui du gouvernement fédéral, nous avons pu maintenir et enrichir notre équipe et mettre en branle le projet de Carrefour communautaire qui, ultimement, est le campus de la future université », a-t-elle expliqué.

En janvier dernier, à la veille de la fin du financement provincial de l’UOF, le gouvernement fédéral avait octroyé 1,9 million de dollars pour un an afin de permettre que le projet survive en attendant de débloquer la situation avec la province.

Le gouvernement Ford appuie le projet

La province, justement. Questionnée par le député conservateur et porte-parole en matière de langues officielles de son parti, Alupa Clarke, Mme Adam a indiqué avoir reçu une correspondance du gouvernement de Doug Ford, début janvier, confirmant que la loi qui a créé l’UOF ne serait pas abrogée et que le conseil de gouvernance serait maintenu.

« Le gouvernement nous a également répété que le projet était en pause, mais ne nous a pas indiqué la durée de cette pause. On travaille toutefois avec le Bureau du premier ministre et celui de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, pour réduire ce temps de pause. »


« Le gouvernement est pour le projet. C’est seulement une question de financement » – Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance UOF


L’UOF tente de redévelopper son plan d’affaires afin de coller davantage aux priorités du nouveau gouvernement ontarien. La présidente du conseil de gouvernance de l’UOF dit également être en conversation avec tous les paliers de gouvernement.

Le fédéral à la rescousse

Le conseil de gouvernance souhaiterait une nouvelle intervention du fédéral afin que celui-ci lui donne un nouveau coup de main en lui louant un de ses édifices ou terrains à Toronto.

« Cela s’est déjà fait par le passé, notamment pour l’Université Royal Roads, en Colombie-Britannique, à qui le fédéral a loué un terrain à long terme pour un dollar symbolique par an. Le gouvernement fédéral a des propriétés à Toronto et cela nous aiderait beaucoup à régler la question du financement. »

Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français. Crédit image : parlement fédéral

Mme Adam explique que des terrains et propriétés appartenant au gouvernement fédéral et provincial ont été identifiés, à partir des listes disponibles au public.

« Ils doivent correspondre à certains critères, dont la proximité avec le transport public et d’autres institutions postsecondaires, être d’une taille suffisante pour permettre la construction du Carrefour et d’une résidence étudiante et ne pas avoir de restrictions ou d’incompatibilités avec notre mandat », précise-t-elle.

Dons privés

Parallèlement, l’UOF poursuit des discussions avec le secteur privé et le conseil de gouvernance envisage de mettre à contribution la communauté en lançant une campagne de financement.

« L’UOF a été désignée comme organisme de bienfaisance auprès de l’Agence de revenu du Canada il y a un peu plus d’une semaine. Le conseil de gouvernance fait présentement l’étude préliminaire pour déterminer la cible et son plan de sollicitation. Nous estimons que nous serons prêts dans quelques mois », explique Mme Adam à ONFR+.

Malgré les embûches, l’ancienne commissaire aux langues officielles se dit confiante.

« Je crois très possible de démarrer le projet. La campagne de financement peut nous y aider. »

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