Immigration francophone : Ottawa annonce 3,6 millions de dollars pour quatre nouveaux projets
OTTAWA – Le fédéral financera quatre projets touchant l’immigration francophone hors Québec d’une valeur de près de 3,6 millions de dollars.
La ministre de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) Lena Metlege Diab en a fait l’annonce jeudi à l’Université Saint-Paul à Ottawa.
Une partie de l’enveloppe ira à l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC) qui bénéficiera d’un financement de 658 000 dollars sur 4 ans. Cet argent servira à améliorer la coordination des partenaires et à créer une communauté de pratique pour aider les étudiants internationaux dans leur transition vers la résidence permanente, tout en actualisant une étude pour mieux cerner leurs défis, indique un communiqué de presse sur l’annonce.
En Ontario, le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell (CSEPR) pilotera un projet visant à aider les entreprises de l’Est ontarien à attirer près de 80 immigrants francophones qualifiés.
Du côté de la Nouvelle-Écosse, l’Université St-Anne sera financée pour une initiative qui « accompagnera 45 étudiants internationaux des campus de Pointe-de-l’Église et d’Halifax, dans leur parcours d’immigration ». Finalement au Nouveau-Brunswick, le ministère provincial de l’Emploi recevra de l’argent pour un projet de recrutement de professionnels de la santé marocains.
IRCC n’a pas précisé le détail des montants de ces trois autres projets ni sur combien d’années ils s’étendent.
« Ensemble, ces projets montrent concrètement ce que le programme d’appui à l’immigration francophone rend possible. Il crée des emplois, renforce la francophonie et fait grandir l’économie au bénéfice de tous les Canadiens », a affirmé la ministre en conférence de presse lors de l’annonce.

Étudiants étrangers francophones
C’était la première fois que Mme Diab abordait en conférence de presse la question de la plainte formulée par l’ACUFC, déterminée comme fondée par le commissaire aux langues officielles qui vise son ministère et la nouvelle réduction du nombre d’étudiants étrangers.
« C’était nécessaire », a-t-elle indiqué sur ce nouveau coup de frein instauré par Ottawa.
« Mais maintenant, j’espère qu’avec les cibles qu’on a lancées pour 2026 et avec la collaboration de nos institutions, on va travailler ensemble pour faire meilleur pour les étudiants étrangers qui viennent chez nous au Canada, et pour les institutions qui accueillent ces étudiants et puis tous les Canadiens », a-t-elle ajouté.
Concernant les établissements francophones, celle-ci n’a pas précisé si des modifications étaient apportées au plafond des étudiants étrangers. Rappelons que le commissaire aux langues officielles avait déterminé qu’IRCC avait violé la Loi sur les langues officielles en instaurant ce plafond.
« On a un programme pilote qui est en marche maintenant. C’est la première année et il y a beaucoup de discussions et de collaborations et on espère que ça va marcher très bien pour nos institutions, mais on est toujours là pour collaborer », a-t-elle soutenu en lien avec ce projet qui exempte près de 2000 étudiants francophones du plafond national.